L'Agence nationale de santé publique a annoncé ce dimanche avoir recensé plus de 1.000 morts de plus que la normale depuis mercredi. Si elle ne peut pas affirmer qu'il s'agit bien des conséquences de la canicule, l'opposition n'en démord pas et accuse le gouvernement d'avoir mal anticipé la crise.
À peine les chiffres connus, les accusations ont fusé. À gauche, les Écologistes réclament que toute la lumière soit faite sur les responsabilités liées à cette canicule record qui a étouffé la France pendant une semaine. Ce dimanche, l'Agence nationale de santé publique a comptabilisé 1.000 décès de plus que la normale depuis mercredi, laissant planer le doute sur de désastreuses conséquences dues à la chaleur.
Il n'en fallait pas plus au Rassemblement national pour accuser les gouvernements successifs de ne pas avoir préparé la France aux canicules, notamment en refusant de climatiser les bâtiments publics.
L'exécutif refuse de parler de fiasco
Au fond, le débat dépasse déjà les seules responsabilités. Chacun avance ainsi sa réponse aux prochaines canicules. Si le RN défend un plan de climatisation massif, Édouard Philippe veut lui accélérer l'adaptation des territoires en doublant le Fonds vert. Tandis que les Écologistes misent sur la rénovation thermique des infrastructures.
De son côté, l'exécutif assure avoir tout fait pour éviter une catastrophe sanitaire comme celle de 2003. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez balaie l'idée d'un fiasco et Sébastien Lecornu dénonce les inspecteurs de travaux finis.
Enfin, Emmanuel Macron rappelle qu'aucun pays européen n'avait connu un épisode d'une telle intensité et met en avant les mesures engagées depuis plusieurs années. Le bilan humain n'est que provisoire. Le débat sur les responsabilités ne fait que commencer.


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