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Ce jeudi, le Comité d’organisation des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver a annoncé avoir conclu son premier partenariat d’envergure avec la signature d’EDF.
Passer la publicité Passer la publicitéTout vient toujours à qui sait attendre. Ce jeudi, par le biais d’un communiqué de presse, EDF a officialisé son arrivée en tant que «partenaire fondateur» auprès des prochains Jeux olympiques d’hiver 2030 qui se dérouleront dans les Alpes françaises. Un choix logique aux yeux de Bernard Fontana, le PDG du premier producteur et fournisseur d’électricité en France et en Europe. «Les Alpes occupent une place centrale dans l’histoire d’EDF, avec la présence de nos barrages hydrauliques. En devenant le premier partenaire des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver Alpes 2030, nous voulons mettre toute notre expertise au service d’une ambition commune : faire de ces Jeux un accélérateur de la transition énergétique des territoires de montagne.»
Une ambition sans surprise partagée par Edgar Grospiron, le président du Cojop (Comité d’organisation) des Alpes 2030. «L’engagement d’EDF à nos côtés est un signal fort. Ensemble, nous partageons l’ambition de démontrer que les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver se veulent sobres et engagés en matière environnementale et laisser un héritage concret pour les territoires alpins.» Cet engagement enlève surtout une grande épine du pied de l’ancien champion olympique de ski de bosses à Albertville en 1992. Il faut se souvenir en effet qu’en novembre dernier, celui-ci annonçait vouloir présenter «les premiers partenariats d’ici à Milan Cortina», soit les Jeux d’hiver ayant eu lieu en février 2026. Sauf que d’annonce et de partenariat majeur, il n’y eut point, en raison notamment de la crise de gouvernance ayant frappé de plein fouet le Cojop…
Le rebond, après la crise de gouvernance
De démissions en querelles politiques, les Alpes 2030 étaient empêtrés dans un marasme inquiétant, avec comme point d’orgue l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice lors des dernières élections municipales, et le retrait de la ville azuréenne de la future carte des Jeux alors qu’elle devait accueillir tout ou partie des épreuves dites de glace (hockey, patinage…). Le fond du trou était alors atteint. Mais depuis, le Cojop a repris la main. Plus de portes claquées avec fracas. Plus de tergiversations laissant l’impression d’un navire voguant à la dérive. Ces trois dernières semaines ont remis de l’ordre dans la maison : arrivée le 15 juin de l’ancien préfet du Tarn-et-Garonne Vincent Roberti au poste de directeur général en lieu et place du démissionnaire Cyril Linette, dévoilement des emblèmes des Jeux le 18 juin, réinscription du ski-alpinisme (et donc de ses stars françaises Emily Harrop et Thibault Anselmet) au programme dans la foulée, validation de la carte de la carte définitive des sites fin juin…
D’un seul coup, les bonnes nouvelles se sont mises à tomber en rafale, inversant la donne auprès du Comité international olympique (CIO) qui ne cachait pas une certaine exaspération en février et mars dernier. Mais qui, depuis, parle d’un projet «en ordre de marche», selon les propres termes de Pierre-Olivier Beckers, président de la commission de coordination des JO 2030 au sein de l’organe dirigeant à Lausanne. Un changement de paradigme que l’arrivée d’un partenaire majeur tel qu’EDF entérine un peu plus. Comme l’avait lui-même reconnu Edgar Grospiron, le sujet devenait «crucial», en particulier sur le plan financier puisque le Cojop s’est fixé comme objectif de réunir près de 600 millions d’euros de recettes grâce aux partenaires. Sur un budget prévisionnel, pour rappel, d’un peu plus de 2,1 milliards d’euros.
Un montant encore secret
Si aucun montant n’a pour l’instant filtré autour du partenariat entre EDF et les Alpes 2030, il faut rappeler que chaque partenaire dit premium des JO 2024 avait versé une somme se situant entre 100 et 150 millions d’euros. Des chiffres évidemment inatteignables pour une édition hivernale, dont les retombées, économiques et médiatiques, ne sont pas les mêmes. Toujours est-il que l’arrivée d’EDF permet au Cojop de rayer un des six secteurs économiques ciblés, celui de l’énergie (il reste la banque, la logistique, les télécoms, l’équipementier textile et l’hôtellerie). Tout en impulsant une dynamique de plus en plus positive, que l’annonce, dans les prochains jours, des sports additionnels, ne devrait pas manquer d’entretenir. Comme nous le confiait la championne olympique Perrine Laffont, «le train est désormais sur de bons rails». Ce qui ne le préserve pas de redérailler. Mais l’optimisme est (enfin) de retour, et de rigueur.


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