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La peine de mort est toujours dans les textes au Cameroun, mais quand a-t-elle été appliquée pour la dernière fois ? Ce mercredi 18 mars 2026, le TGI du Mfoundi a condamné Dagobert Nwafo à mort par fusillade pour le meurtre du petit Mathys Ouandji, 5 ans. Un verdict historique qui replonge le pays dans ses pages les plus sombres. En pratique, les condamnés meurent en cellule. Nwafo connaîtra-t-il le même sort que Ndjomseu et Oumbé en 1987 ?
La juge Gertrude Ekassi du TGI du Mfoundi à Yaoundé a prononcé la peine capitale contre Dagobert Nwafo. Mais au Cameroun, cette sentence ne rime plus automatiquement avec exécution. Depuis des décennies, les condamnés à mort finissent leurs jours derrière les barreaux, sauf décision expresse du président de la République d’ordonner l’application de la sentence. Un pouvoir que Paul Biya n’a, à ce jour, plus exercé depuis 1987.
1987 : les derniers fusillés de New-Bell
Cette nuit-là, Sylvestre Ndjomseu, 20 ans, et son ami Oumbé, 23 ans, ont été réveillés dans leur cellule de la prison de New-Bell à Douala au petit matin du 28 août 1987. Condamnés pour le massacre d’une famille entière à Bonabéri en juin 1979 — père, mère, enfant de 3 ans et même leur nourrisson retrouvé dans une armoire — les deux hommes avaient vu leur demande de grâce présidentielle rejetée.
Devant une foule nombreuse, face au poteau d’exécution, Ndjomseu avait crié en larmes : « Je vous laisse avec votre Cameroun ! » Oumbé, lui, était resté silencieux, mâchoires serrées. Une vingtaine de militaires avait ouvert le feu. La foule avait applaudi. C’était la dernière exécution publique connue au Cameroun.


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