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Le 12 mars dernier, elle avait signé un billet dans l’émission de Nagui «La bande originale» dans lequel elle avait qualifié sa collègue d’islamophobe.
Julie Conti ne s’attendait certainement pas, en déclamant son billet d’humeur le 12 mars dernier dans «La bande originale» sur France Inter, que ce dernier aurait autant de répercussions. L’humoriste avait alors centré sa chronique sur la journée mondiale de lutte contre l’islamophobie.
« J’avais peur de ne pas être légitime pour traiter ce sujet parce que je ne suis ni musulmane, ni islamophobe. Du coup, pour avoir une vraie expertise sur le thème, j’ai écrit cette chronique avec Yacine, mon pote humoriste musulman. J’aurais bien aussi voulu avoir l’avis d’un humoriste islamophobe mais Sophia Aram ne passe que lundi sur Inter», avait-elle notamment déclaré faisant rire Nagui, qui présente l’émission, et tous ses acolytes présents dans le studio.
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Une blague qui, toutefois, n’a pas du tout plu à la principale intéressée. Une semaine plus tard, Sophia Aram avait, en effet, publié une lettre ouverte à l’attention de Nagui publiée sur le site du Point . « L’humoriste Julie Conti m’a publiquement accusée d’être “islamophobe”, et ce, avec tes plus vifs encouragements. Une accusation grave, qui aurait mérité d’être argumentée, d’autant que, tu le sais, depuis Charlie, Paty et Bernard, cette accusation a déjà fait couler beaucoup de sang. Un rappel pénible, mais nécessaire, dans la mesure où je ne peux distinguer, dans les accusations de la chroniqueuse de ton émission – ni dans la jubilation qu’elles ont provoquée chez toi –, ce qui relève de la fausse naïveté ou de la haine assumée à mon égard », avait-elle débuté avant de poursuivre.
« En revanche, je sais que tu mesures parfaitement ce que cela fait d’être mis en cause par des collègues. Je le sais pour avoir discuté avec toi de l’humiliation que tu disais avoir ressenti lorsque la bande de Charline avait ironisé sur ta fortune dans une chanson commise à l’antenne par bon nombre de tes collègues. Aucun doute n’est donc permis sur ta responsabilité, ni sur ton adhésion consciente et joyeuse à des accusations aux conséquences potentiellement bien plus graves que les moqueries dont tu te plaignais », avait-elle encore écrit.
À la suite de cette tribune, Nagui avait lui-même réagi sur ses réseaux sociaux en publiant, dans la foulée, un message sur son compte Instagram en assurant son soutien à Sophia Aram. « Je suis d’accord avec toi. Je ne cautionne pas cette vanne et ne veux planter aucune cible dans le dos », avait-il rédigé.
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Ce lundi, c’est désormais au tour de Julie Conti de réagir à cette polémique. L’humoriste d’origine Suisse a posté une vidéo sur son compte Instagram dans laquelle elle annonce dès les premières secondes : «J’ai décidé de quitter France Inter». La jeune femme poursuit en donnant davantage de détails concernant sa décision. « Il y a deux semaines, j’ai fait une chronique sur l’islamophobie (...) et cette chronique a fait un tollé. Alors non, pas au début, comme toutes mes chroniques, elle a fait quatre vues, ça ça va j’ai l’habitude. Mais il y a une blague, une blagounette en particulier qui n’a pas plu à la personne concernée. Blague que moi j’adore et je crois que je ne suis pas la seule », a-t-elle expliqué en remettant le son des rires dans le studio. Elle poursuit en ne reprécisant ni la blague en elle-même ni le nom de Sophia Aram « pour ne pas remettre une pièce dans la machine » mais en soulignant « c’est un peu mon Voldemort à moi ».
« La seule chose que je dirais, c’est quand tu aimes jeter de la merde en l’air, faut pas t’étonner si elle te retombe sur la gueule. La personne concernée s’est fendue d’une lettre ouverte qui ne m’était pas destinée. (...) Mais j’étais citée dans cette lettre ouverte et ça m’a valu un petit shitstorm », a-t-elle encore dit expliquant avoir reçu des menaces de mort et de viol.
« Quand j’écris mes chroniques, mon but ce n’est pas de balancer l’opprobre sur l’audiovisuel public, non ça, c’est le boulot de Charles-Henri Alloncle. Et pour éviter les retours de bâton, je pourrai juste traiter des sujets moins clivants. Mais je me connais, quand j’écris des chroniques j’ai besoin de partir du fond de ce que j’ai envie de raconter et après je fous des blagues autour », explique-t-elle. « J’assume le retour de flamme sur cette blague et sur les prochaines à venir (...). Mais pour le faire, j’ai besoin de me sentir bien entourée. Je n’ai plus envie de me retrouver dans une situation où je devrais justifier une de mes blagues ou encore pire, que quelqu’un d’autre doive s’excuser pour une de mes vannes ou la cautionner », a-t-elle conclu.


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