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Le rendez-vous estival du jeudi au Marché public de Duparquet ne sera plus possible cet été. Après quatre ans à offrir des produits locaux sur une base de dix à douze semaines par saison, l’organisation est contrainte de cesser ses activités.
Membre de la Coopérative La Hutte et gestionnaire du marché public de Duparquet, Antoine Boissé-Gadoury, explique que la décision a été prise en raison, entre autres, d'une mauvaise coordination du développement des nouveaux marchés, ce qui a découragé les membres.
On a perdu des producteurs à cause de l'ouverture du marché à La Sarre qui se tenait le même jour que nous, affirme-t-il.
Depuis l'été dernier, le marché de Duparquet devait rivaliser avec le nouveau marché public de La Sarre, aussi fixé le jeudi.
Pas le plan initial
Le plan de développement du marché public de Duparquet était élaboré sur cinq ans. L’objectif était d’être rentable en respectant cet échéancier. Or, c’est une fin différente qui attendait l’organisation.

Le marché de Duparquet devait rivaliser avec le nouveau marché public de La Sarre. (Photo d'archives)
Photo : Photo tirée de la page Facebook du Marché public
Rentable, ça voulait dire qu'on faisait 1000 $ de ventes par marché. On était bien partis, à l'année trois, on était rendus autour de 800 $ de ventes. Puis l'an passé, nos ventes ont diminué de moitié. À partir de là, il a fallu prendre la décision d'arrêter parce que ce n'était plus rentable, explique celui qui déplore la perte de ses marchands.
Pour une ville d’environ 750 habitants, M. Boissé-Gadoury optait pour un marché court et dense avec quatre ou cinq tables. La stratégie n’était pas de devenir plus gros.
En deux heures, tu avais fini. Les tables étaient démontées, puis tu avais fait tes ventes. C'est pour ça que c'était aussi intéressant pour les producteurs. Si on fait le nombre de ventes qu'ils faisaient à l'heure, c'était rentable, explique-t-il.
Discussions avec la SADC
Antoine Boissé-Gadoury mentionne comprendre l’intérêt d’avoir un autre marché public dans une même MRC, celle de l’Abitibi-Ouest, mais garde un goût amer de la façon dont les décisions ont été prises.
En tant que porteur du Marché de Duparquet, quand j'apprends ça à la fin mars qu'il va y avoir un marché à La Sarre le même jour, mes tables sont déjà réservées, ma saison est pas mal déjà en place, dit M. Boissé-Gadoury
Le gestionnaire explique qu'il y a eu des discussions avec la Société d'aide au développement des collectivités d'Abitibi-Ouest (SADC), et qu’une meilleure concertation sera faite à l’avenir. Il souhaite tourner la page.
Selon lui, la sécurité alimentaire est importante à Duparquet. Il aimerait que d’autres personnes reprennent le projet.
La SADC d’Abitibi-Ouest, qui soutient les marchés de Duparquet, Palmarolle et La Sarre, n’a pas souhaité formuler de commentaires.


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