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Par Émilie Paul
Publié le 05/10/2026 à 11h29, mis à jour le 05/10/2026 à 12h18
Ce lundi matin, des journalistes de la chaîne d’information étaient présents devant le lycée Turgot (Paris).
Passer la publicité Passer la publicitéLa mobilisation des lycéens continue ce lundi 5 octobre. Sur les 3700 lycées que compte le pays, les cours seront «totalement ou partiellement» suspendus lundi dans 400 à 500 établissements où les conditions de sécurité ne sont «pas réunies», a indiqué dimanche le ministre de l’Éducation Édouard Geffray.
Dès les premières heures de la journée, des journalistes de BFMTV étaient présents un peu partout en France pour suivre le mouvement de protestation. Une équipe s’est notamment rendue devant le lycée Turgot, établissement situé dans le 3e arrondissement de Paris. En voyant des caméras de la chaîne d’information en continu, des jeunes s’en sont approchés avec des pancartes qui ont exaspéré Apolline de Malherbe .
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«C’est un bon classique. Alors que précisément nous sommes en train de montrer ce qui se passe, de donner la parole aux lycéens, il y a marqué “médias = diffamation”», s’est agacé la journaliste et animatrice qui a tenu à souligner : «Je vous laisse juger, mais je trouve ça toujours assez inouï, c’est-à-dire que c’est notre caméra qui est là de manière calme, qui montre effectivement les panneaux, et ces panneaux sont désormais pour nous insulter. Je trouve quand même que c’est absolument inouï».
Particulièrement remontée, elle a tenu à souligner : «Quand on regarde ce qui se passe là, c’est-à-dire qu’on a d’un côté notre journaliste qui est sur place, à Lille, qui montre ce qui se passe, qui parle des revendications, qui parle de ce qui se passe dans la rue et qui se prend des bouteilles de verre, et de l’autre, le lycée Turgot, où des étudiants à qui on donne la parole, que l’on montre, dont on montre les revendications, leurs panneaux ne sont pas contre le problème des politiques, mais contre les médias».
La journaliste a ensuite donné la parole Marius Mesnil, co-secrétaire de l’Union syndicale lycéenne, présent sur son plateau. «Je pense qu’on peut dire que la manière dont vous présentez ce mouvement n’est pas toujours très correcte. Là, sur le plateau, on a des images autour de nous, ce sont des feux. Et je tiens à dire aux gens qui nous regardent…», a estimé le jeune homme rapidement coupé par Apolline de Malherbe. «Non, vous remarquez qu’à l’antenne, nous sommes justement sur le lycée Turgot. On est restés sur le lycée Turgot depuis ce matin et c’est le lycée Turgot qui nous insulte. Avouez quand même que c’est sidérant», a-t-elle insisté.
Pas de quoi faire changer d’avis son invité. «Non, mais regardez derrière vous, il y a des feux. Je tiens à dire aux gens qui nous regardent que dans la majorité des lycées, il y a des scènes joyeuses, des scènes de solidarité. J’ai vu des lycées où il y avait des battles d’aura entre des lycéens et des proviseurs. Enfin, il y a des choses belles. Voilà», a-t-il conclu.


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