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Politique 21/12/2025 19:34 Actualisé le 21/12/2025 19:41
Après l’échec de l’adoption d’une loi de finances pour 2026, la ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, appelle les partis à s’accorder d’ici fin janvier.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, s’exprime lors d’une interview sur BFMTV le dimanche 21 décembre.
Une urgence à se mettre d’accord. La France, qui se trouve actuellement dans l’impasse après l’échec de l’adoption d’une loi de finances pour 2026, doit se doter d’un « vrai budget » avant « fin janvier », a estimé ce dimanche 21 décembre la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.
La loi spéciale que prépare le gouvernement pour pallier cette absence de budget n’est qu’un « service minimum », a-t-elle déclaré sur BFMTV. Cette rustine législative doit permettre de financer provisoirement l’État et les administrations, mais la reprise des discussions budgétaires en janvier sera nécessaire pour aboutir à une loi de finances.
« On va dire à chaque acteur politique que pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis, pas un compromis du blabla », a déclaré la ministre. « Il faut que chacun considère que le moment qui est là, ce n’est pas le tract de je ne sais quel candidat à la présidentielle », a-t-elle poursuivi.
« On ne peut pas dire aux gens que ça va être une année en parenthèses, une année en pause » car « les enjeux de logement, les enjeux de défense, les enjeux de narcotrafic, les enjeux agricoles nécessitent qu’on ait une action », a ajouté la ministre. « Si nous ne faisons pas ça (...) les Français vont zapper, ils vont passer sur une autre chaîne, la chaîne des extrêmes », a-t-elle prévenu.
À la recherche d’un compromis
Mis en échec sur sa stratégie visant à faire émerger un compromis parlementaire sur le budget, le Premier Ministre Sébastien Lecornu avait annoncé vendredi qu’il réunirait, « à partir de lundi, les principaux responsables politiques » pour « trouver les conditions d’une solution ».
Ces concertations ont finalement commencé dès dimanche, avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons, Gabriel Attal et Paul Christophe, reçus à Matignon, a fait savoir l’entourage de Sébastien Lecornu. Le président du groupe Modem Marc Fesneau et celui du groupe Liot Christophe Naegelen sont eux consultés par téléphone, selon la même source.
Le parti Les Républicains (LR) sera reçu ce lundi, tout comme le Parti socialiste qui a rendez-vous à 10 h 30, le Parti communiste à 15 h 00, et les Écologistes a priori vers 16 h 00, selon des sources de chaque parti.
Sébastien Lecornu doit désormais tenter d’éviter de nouvelles longues tractations en début d’année. Sa stratégie a fonctionné pour le budget de la Sécurité sociale, voté le 16 décembre grâce à l’appui du Parti socialiste et au prix de concessions sur la réforme des retraites, suspendue, et sur l’article 49.3, écarté. Mais le recours à cet outil constitutionnel, qui permet de faire passer un texte sans vote sauf motion de censure, est de nouveau au centre du débat.
La droite pousse Sébastien Lecornu à en faire usage en début d’année sur le budget de l’État afin de sortir rapidement d’un processus jugé interminable et souvent incompréhensible par de nombreux Français. Sébastien Lecornu dispose également d’une autre voie, consistant à faire passer le budget par ordonnances, des textes à portée législative mais qui ne sont pas votés par le Parlement. Mais la procédure n’a jamais été utilisée et pose des questions constitutionnelles. Le Premier ministre pourrait aussi rester fidèle à sa stratégie


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