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Dans cette version de la Passion, Boy George quitte la scène avant même le début du supplice.
Boy George était attendu sur la scène du London Palladium du 3 au 15 août 2026. Le chanteur britannique devait rejoindre la distribution de Jesus Christ Superstar dans le rôle du roi Hérode. Sa participation avait été annoncée plusieurs mois plus tôt, aux côtés de Richard Armitage, Layton Williams, Julian Clary et Jesse Tyler Ferguson, qui se partageaient le personnage au fil de la saison.
Le 30 juillet, son manager Paul Kemsley a confirmé que le chanteur de Culture Club ne participerait plus aux représentations prévues. La page officielle du spectacle ne mentionne désormais que quatre interprètes pour le rôle d’Hérode et indique que Richard Armitage assurera la période allant du 13 juillet au 15 août. La comédie musicale, elle, reste programmée.
Une chanson pro-Israël publiée quelques jours avant son retrait
La décision est intervenue après la mise en ligne, le 26 juillet, de We Will Dance Again. Porté par une rythmique reggae, le morceau s’ouvre sur cette phrase : « Vous dites génocide, je dis guerre ». Boy George y défend l’action militaire israélienne et attaque les artistes qui affichent leur soutien aux Palestiniens. Boy George explique avoir écrit la chanson après avoir visité une exposition consacrée aux victimes du 7 octobre 2023. Il a également reconnu avoir utilisé l’intelligence artificielle pour la composer.
Son manager invoque l’intérêt de l’artiste et le respect de l’équipe
Dans son message, Paul Kemsley ne cite pas directement la polémique provoquée par la chanson. Il affirme avoir pris sa décision « après mûre réflexion » et assure vouloir préserver à la fois son artiste, la production et les personnes engagées dans le spectacle.
« George n’a jamais eu peur de défendre ses opinions personnelles, et je l’ai toujours respecté pour cela. Mais je crois qu’il est de ma responsabilité de prendre des décisions dans le meilleur intérêt de mon artiste et en témoignant également du respect aux autres. »
Il présente donc ce départ comme une décision de gestion, et non comme une sanction publiquement prononcée par le London Palladium. Le calendrier laisser entendre un autre son de cloche : le morceau venait d’être publié, des appels à manifester circulaient et les critiques se multipliaient sur les réseaux sociaux.
Boy George a réagi à la polémique :
« Peu importe ce que je pense ou ce que vous pensez. Quand allez-vous réaliser que vous ne faites RIEN ? C’est une putain de blague. Je finis même par me brouiller avec des amis juifs. Cette folie ne connaît pas de limites »


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