NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, demande au gouvernement Carney de suspendre les contrats d’achats militaires, dont celui des avions F-35, pour la durée de la guerre commerciale avec les États-Unis.
Cette proposition fait partie d’une liste de demandes mises de l’avant lundi par M. Blanchet au cours d’un point de presse, à Montréal.
Le chef bloquiste veut que, dans ce contexte, Ottawa augmente les investissements à Bagotville, au Québec, et au Canada.
Interrogé à savoir si le Canada pouvait agir ainsi, compte tenu de ses engagements envers l’OTAN, il a répliqué : « quand le partenaire se fout éperdument de sa parole et de ses propres ententes, on n’est pas tout à fait tenu de faire ce qu’il veut et ce qu’il demande. Et il y a des alternatives au F-35. L’OTAN, ce n’est pas que l’Amérique du Nord ; l’OTAN, c’est aussi l’Europe. Il y a eu des conversations sur la possibilité d’une flotte mixte. Donc, on doit présumer que, s’il y avait des Gripen, les Gripen pourraient être davantage déployés à l’extérieur du continent nord-américain ».
De plus, M. Blanchet réclame une « suspension des aides aux pétrolières de l’Ouest canadien dont la majorité des actionnaires et des acheteurs sont aux États-Unis ».
Chose certaine, le temps presse, a martelé M. Blanchet. « Redonner un sentiment de sécurité et de pérennité aux entreprises et, par extension, aux travailleurs, du Québec et du Canada, ça, je pense que c’est essentiel. Et ça ne peut pas attendre. »
Le chef bloquiste a aussi demandé de rétablir la taxe sur les services numériques de 3 %, ainsi que la contribution de 15 % aux diffuseurs en ligne pour la production de contenus canadiens et québécois, comme l’avait voulu le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
Mais, à Lévis, le ministre fédéral des Services publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, a indiqué qu’il n’était pas question de ramener cette taxe sur les services numériques. « Pour l’instant, ce n’est pas sur la table. » Ottawa, dit-il, préfère travailler avec le CRTC à trouver de meilleures façons de soutenir l’industrie culturelle.
Yves-François Blanchet a aussi réclamé de rétablir les normes de contrôle des émissions de gaz à effet de serre du secteur automobile et pétrolier, ainsi que les quotas de véhicules électriques imposés aux fabricants. Il a rappelé que ces règles et quotas avaient été « abandonnés pour plaire à la Maison-Blanche ».
Quant à l’annonce de nouveaux tarifs de 50 % sur l’industrie automobile, annoncés lundi matin par le président Trump, M. Blanchet a commenté : « j’ai l’impression que ce coup de gueule de Donald Trump va être confronté à la réalité. L’industrie automobile américaine est intimement imbriquée à l’industrie automobile de l’Ontario. »
Il a aussi insisté pour que les plus vulnérables voient leur pouvoir d’achat protégé, durant cette guerre tarifaire, comme les retraités et les travailleurs saisonniers.
Poilievre
De son côté, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, demande au premier ministre Mark Carney de convoquer la Chambre des communes afin que les élus puissent faire le point sur la guerre commerciale avec les États-Unis.
Dans une lettre adressée dimanche à M. Carney, M. Poilievre a affirmé qu’il est temps que le premier ministre rende public le texte de l’accord commercial qu’il a rejeté lors de ses discussions avec Washington, la semaine dernière.
« Le gouvernement américain l’a vu. Votre gouvernement l’a vu. Les Canadiens doivent le voir afin de pouvoir juger des options qui sont sur la table », a plaidé le chef conservateur dans sa missive.
M. Poilievre a aussi fait valoir que les députés sont en droit d’obtenir des précisions sur la manière dont les Canadiens seront affectés par la riposte canadienne aux nouveaux droits de douane américains.
« Les Canadiens élisent un Parlement pour défendre leurs intérêts et prendre des décisions difficiles. Ces questions ne peuvent plus attendre. Les conservateurs ont le devoir de poser des questions et d’exiger des comptes », a-t-il affirmé.
Selon le chef conservateur, les Canadiens doivent savoir combien les politiques commerciales et économiques de M. Carney leur coûteront en hausse des prix des produits alimentaires, de l’essence et d’autres biens.
De plus, M. Poilievre souhaite savoir comment M. Carney compte protéger les emplois dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium, du bois d’œuvre et de la construction automobile, qui sont particulièrement menacés par les droits de douane.
« Nous devons mettre l’intérêt national d’abord. L’incapacité à conclure un accord commercial durable combinée à la hausse des tarifs menace maintenant d’aggraver les difficultés économiques après une décennie de hausse des coûts et de stagnation de l’économie canadienne », a soutenu M. Poilievre.
« Face à une crise qui définit l’avenir de notre peuple et de notre pays, les conservateurs sont prêts à retourner au Parlement, à agir avec l’urgence qu’exigent les Canadiens et à mettre le Canada d’abord », a-t-il conclu.


8 hour_ago
15



























.jpg)






French (CA)