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Bientôt des minimaisons pour loger des sans-abris à London

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Après le redoux de la semaine dernière, qui a retardé les travaux, la Ville de London reprend les travaux d’installation de minimaisons qui logeront des sans-abris dès cet hiver.

Le projet se déroule sur un site agricole dans le sud-est de la ville. Les températures au-dessus de la normale observées la semaine dernière avaient rendu le sol un peu trop mou, explique le responsable principal de l’initiative à la Ville de London, Chris Green.

Mais tout est revenu dans l’ordre, ajoute-t-il, signalant que 40 des 60 minimaisons prévues sont déjà en place.

Le site des minimaisons pour sans-abri à London.

40 des 60 minimaisons prévues ont déjà été installées, selon le responsable principal du projet à la Ville de London.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Dans les prochains jours, les ouvriers comptent installer les 20 restantes et finaliser le branchement à l’électricité.

Les premiers résidents devraient pouvoir emménager la semaine du 26 janvier, selon M. Green.

Des pouvoirs de maires forts pour accélérer le projet

En mettant en place ces cabines de 10 mètres carrés chacune, la Ville de London emboîte le pas à d’autres municipalités ontariennes qui utilisent ces infrastructures pour loger des sans-abri.

Le maire de London, Josh Morgan a d’ailleurs invoqué ses pouvoirs de maires forts, l’automne dernier, pour accélérer la mise en œuvre du projet.

Les cabines serviront de logements de transition pour les résidents, fait savoir Chris Green, une étape dans leur parcours vers un logement permanent.

En plus d’un abri, ils auront accès à des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances.

Les résidents qui reçoivent des prestations d’aide sociale paieront une somme équivalente à leur allocation pour le logement.

Le gérant du site promet de la compassion

Le site sera géré par la firme Xpera, qui se décrit sur son site web comme une entreprise spécialisée en enquête et en gestion de risques.

Ce profil avait initialement soulevé des préoccupations chez des intervenants auprès des personnes en situation d’itinérance, qui craignaient que la firme n’ait pas l’expérience nécessaire pour bien épauler des sans-abris.

En entrevue à CBC, le mois dernier, le vice-président principal de Xpera, Jason Dumbreck, a toutefois souligné que, bien que l’entreprise n’ait jamais géré de projet identique à celui de London auparavant, elle avait déjà travaillé entre autres avec la Croix-Rouge et l’Armée du salut dans des projets visant à assurer la sécurité et la stabilité à des individus.

Jason Dumbreck assis dans un studio

Jason Dumbreck est le vice-président principal de la firme Xpera.

Photo : Radio-Canada

Il est aussi important de souligner que les femmes et hommes qui vont travailler sur ce projet ne sont pas nécessairement des experts en sécurité ou des enquêteurs. [...] Ils ont des compétences comme la compassion, la désescalade, une approche qui tient compte des traumatismes subis. Toutes ces compétences sont très importantes, a déclaré M. Dumbreck.

Un bel effort, souligne une agence

Le projet des minimaisons est financé, en ce moment, jusqu’en avril 2027. Son coût est estimé à 7 millions de dollars.

Il s’agit là d’un bel effort de la Ville, observe Sarah Campbell, la directrice de l’organisme Ark Aid Street Mission, qui vient en aide aux sans-abri, Sarah Campbell.

Il y a des gens qui vivent dehors en ce moment, dans ces conditions [météorologiques], qui auront accès à un abri et à des soins. Dans un environnement où il n’y a pas assez de places pour les gens qui vivent en situation d’itinérance, c’est merveilleux, note-t-elle.

Sarah Campbell.

Sarah Campbell est la directrice générale de l’organisme Ark Aid Street Mission de London. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Toutefois, au vu des besoins, il faudra plus de logements et plus de soutiens dans ces logements si nous voulons nous occuper des plus vulnérables dans notre communauté, ajoute Mme Campbell.

Elle souligne qu’un rapport, publié cette semaine, confirme que l’itinérance continue à gagner du terrain en Ontario.

La Ville, à elle seule, ne résoudra pas ce problème et un projet, à lui seul, ne permettra pas de résoudre ce problème. Il faut que nous travaillions tous ensemble, avec des approches variées pour nous assurer que les gens obtiennent un logement permanent.

En décembre 2025, la Ville de London recensait 1062 individus vivant en situation d’itinérance chronique.

Avec des informations de CBC News

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