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Belgique-Sénégal : l’heure de vérité pour les Diables rouges

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La route n'a pas été aussi directe qu'on l'imaginait en prenant l'avion à Zaventem il y a vingt-trois jours mais voilà les Diables là où on les attendait depuis le tirage au sort en décembre chez Donald Trump à Washington : dans "leur" Seattle le mercredi 1er juillet pour un seizième de finale avec la perspective de défier le principal pays organisateur au tour d'après.

Vingt-Trois jours déjà sur le sol américain et on a quand même l'impression que tout commence seulement maintenant. Que le tournoi a été joyeusement élagué de tous ses sympathiques invités surprises pour enfin faire place à la vraie Coupe du monde, à trente-deux comme avant. On aurait imaginé l'Uruguay et la Turquie dans le lot mais, pour le reste, tout le monde est là. La Belgique aussi, même si on a failli commencer à croire le contraire en rentrant de Los Angeles après le nul contre l'Iran.

"Face au Sénégal, Onana a le bon profil"

Pour les Diables, cette impression que tout commence est plus forte encore. Ils n'ont pas beaucoup bougé dans ce tournoi, avec à peine 2 000 kilomètres au compteur autour de Seattle tout en restant dans le même fuseau horaire. Mais tout change quand même. La poule où tout le monde ne pensait qu'à défendre, à annihiler leurs forces et à leur laisser toute la pression médiatique est derrière eux.

Première contre l'Afrique subsaharienne

Place au Sénégal. Personne n'est vraiment capable de désigner un favori définitif dans un duel entre le premier d'un groupe faible et le troisième d'une poule forte. Valait-il mieux perdre avec les honneurs contre la France et la Norvège ou se dépatouiller difficilement de sans-grade ? On verra à quel point la dynamique aura son importance, même si les Lions de la Teranga et les Diables restent chacun sur une victoire à cinq buts.

L'affiche est inédite pour la Belgique. Jamais un seul match contre le Sénégal. Et même jamais un duel contre un pays subsaharien en Coupe du monde. Toute l'Afrique du nord (Algérie, Maroc, Tunisie et Égypte) mais jamais rien plus au sud. Un manque de référence qui interroge sur la capacité des Diables à se mesurer aux qualités athlétiques des hommes de Pape Thiaw, un ancien joueur de Rudi Garcia quand il commençait le coaching à Saint-Etienne.

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La question animera le sélectionneur belge jusqu'au coup d'envoi mercredi. Qui choisir face à un adversaire qui peut multiplier les courses à haute intensité en donnant l'impression de ne jamais se fatiguer ? L'idée du staff est d'opter pour des joueurs à 100 % de leurs capacités physiques pour répondre au défi sénégalais. Ce qui va encore exclure Romelu Lukaku de l'équation pour le conserver comme joker de luxe. Il sera aussi intéressant de savoir si Jeremy Doku peut être plus utile dans le onze ou en sortie de banc.

Le point de bascule pour créer de l'euphorie

Le sélectionneur possède sa nouvelle arme de la défense à trois, qui avait séduit pendant la préparation en Croatie. Mais le Sénégal est-il assez fort pour que la Belgique change tout ? Faut-il sacrifier Hans Vanaken au milieu pour remettre du muscle avec, par exemple, le natif de Dakar Amadou Onana ? Doit-on repenser un puzzle qui semblait si bien en place quatre jours plus tôt ?

Les Diables devront surtout oser se faire confiance. Personne n'a plus tiré au but qu'eux pendant la phase de poules (73 fois) et l'envie est là de croire que les cinq buts empilés aux Kiwis le week-end dernier ont fait s'envoler les complexes du début de tournoi. Que tout est remis dans le bon sens, en oubliant que ce n'était que le 86e mondial, pas le vainqueur moral de la dernière Coupe d'Afrique.

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Si les Belges passent ce premier tour à élimination directe, on pourra doucement commencer à croire que le tournoi américain sera une réussite. Que Garcia pourra penser à une prolongation de contrat au retour à Tubize, même si sa sortie médiatique d'après-match n'a pas plu à tout le monde à la fédération. On pourra aller jusqu'à s'imaginer le début d'une euphorie au Royaume.

Pour cela, il faudra d'abord vaincre au Lumen Field de Seattle, là où les Diables avaient tellement souffert contre une autre équipe africaine il y a deux semaines en ouverture. En espérant cette fois qu'ils ne doivent pas se chercher des excuses comme la hauteur du gazon à la sortie des vestiaires. Et à la sortie d'une World Cup 2026 qui aurait alors été aussi courte et sans saveur qu'un vulgaire Euro 2024.

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