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330 personnes sont arrivées ce dimanche matin à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle en provenance du sultanat d’Oman. Il s’agit du troisième vol de rapatriement civil affrété par le gouvernement.
Il est 5h20 du matin lorsque les 330 passagers du vol Air France en provenance du sultanat d’Oman poussent un «ouf» de soulagement. Ce dimanche matin aux aurores, un troisième avion de rapatriement a atterri à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. À son bord, des Français qui, au départ du consulat de France à Dubaï, ont dû prendre un bus pour rejoindre l’aéroport du sultanat d’Oman. Cet atterrissage marque pour eux la fin de 24 heures de voyage.
Sur place, les passagers de ce vol très spécial ont été accueillis par le ministre des Transports Philippe Tabarot. Ce dernier a salué «la grande dignité» des passagers rapatriés depuis le Moyen-Orient en guerre, qui avaient auparavant vu leur avion dérouté en raison des bombardements.
Un vol «très particulier»
«C’était un vol qui devait arriver jeudi soir à Dubaï (...) Et ces personnes, depuis jeudi soir, ont vécu un ascenseur émotionnel terrible parce qu’ils étaient déjà à l’aéroport (de Dubaï) quand les attaques ont eu lieu, et donc ils ont compris qu’ils ne pourraient pas prendre ce vol», a affirmé le ministre, interrogé sur France Info. «Pour la plupart, ils ont 24 heures de voyage, je dirais notamment avec une dizaine d’heures de bus entre Dubaï et le sultanat d’Oman. Et puis un passage à la frontière qui est très difficile et très long également, et un embarquement qui a été assez laborieux», a poursuivi le ministre.
Jeudi soir, un avion d’Air France affrété par les autorités pour rapatrier des Français depuis les Émirats arabes unis avait en effet été contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone. Dans la nuit, 330 personnes sont finalement arrivées à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle, a constaté un journaliste de l’AFPTV, le troisième vol de rapatriement civil affrété par le gouvernement.
«Lorsqu’on a vu qu’on était au-dessus de la Grèce, on a tous éprouvé beaucoup de soulagement»
«J’avais envie de pleurer, de me retrouver chez moi en France avec la femme et le petit, à l’abri», a raconté à l’AFP Philippe, un touriste français revenant avec sa femme et son fils de Dubaï, où il aura eu le temps de «voir les explosions dans le ciel», puis d’avoir «quatre fois des vols annulés». Finalement, «c’est l’ambassade (de Dubaï, NDLR) qui a nous a donné un rendez-vous» et «on a pris le bus pendant dix heures» avant d’arriver à Oman, a-t-il relaté.
Un jeune homme, Adrien, a relaté avoir été rapatrié à partir d’Abou Dhabi, où sa dernière semaine de vacances avait «commencé avec les bombardements, les alertes sur les téléphones, qui réveillaient en pleine nuit». «Dans l’avion, lorsqu’on a vu qu’on était au-dessus de la Grèce, on a tous éprouvé beaucoup de soulagement de se dire qu’on était en Europe», rapporte de son côté Louis, un vacancier de Dubaï, au micro de RTL.
Trois vols militaires ont été organisés en plus des vols commerciaux, a aussi indiqué le ministre dimanche, et un quatrième est prévu dans la journée. Selon Philippe Tabarot, depuis le début de la crise, plus de 1000 Français ont pu rentrer en France «grâce à des vols spécialement organisés par le gouvernement».


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