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Basket. Paul Debray et Bretteville arrivent en Nationale 3 : "Nous avons tous quelque chose à prouver"

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Le week-end est historique pour le LC Bretteville-sur-Odon et Paul Debray, qui disputent leur tout premier match en Nationale 3, ce samedi 5 septembre 2026.

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Paul Debray (en rouge) et le LC Bretteville-sur-Odon attaquent leur championnat avec un déplacement au Saint-Nazaire BC

Paul Debray (en rouge) et le LC Bretteville-sur-Odon attaquent leur championnat avec un déplacement au Saint-Nazaire BC ©DR

Par Rédaction Sport à Caen Publié le 5 sept. 2026 à 10h04

Pour le premier match de son histoire en Nationale 3, le LC Bretteville-sur-Odon se déplace, ce samedi 5 septembre 2026, au Saint-Nazaire BC. Entretien avec son intérieur, Paul Debray (39 ans). « Nous n’aurons que des finales à disputer », prévient-il.

« Nous serons encore meilleurs d’ici quelques semaines »

Paul, alors qu’on croyait les derniers espoirs définitivement enterrés, le LC Bretteville-sur-Odon a finalement décroché sa place en Nationale 3. En aviez-vous fait l’objectif de votre saison ?

Nous n’en avions jamais parlé entre nous, mais, avec des joueurs qui avaient connu des niveaux supérieurs et d’autres, plus jeunes, qui avaient des profils très intéressants, nous savions que nous avions une équipe qui pouvait être appelée à jouer les premiers rôles de notre championnat. Maxime [Pétré, l’entraîneur, ndlr] nous a toujours prévenus que l’équipe qui serait récompensée serait celle qui se montrerait la plus régulière.

Et une victoire, à domicile, contre le Caen Sud Basket lors de la dernière journée de championnat vous a suffi pour empocher votre montée…

Nous méritons, de là, notre montée en Nationale 3. Nous sommes une équipe de compétiteurs. Nous avons su rester concentrés bien que nous ayons perdu des matchs qu’a priori, il ne fallait pas perdre. Dans notre poule, tout le monde pouvait battre tout le monde. Personne n’était à l’abri d’une surprise. 

Avec le recrutement mené chaque été, avez-vous le sentiment que votre équipe se soit aussi améliorée d’année en année ?

Notre banc serait titulaire dans n’importe quelle autre équipe du championnat. La profondeur de notre effectif nous a permis de pallier les blessures des uns et des autres et d’estomper les différences entre nos rotations. Maxime [Pétré, ndlr] a construit une équipe qu’il a voulu assez large.

Boris [Renaux, ndlr] et Aurélien [Le Rouxel, ndlr] qui avaient évolué à très haut niveau, Clément [Quignette, ndlr] et moi qui, avec l’ASPTT Caen, avions l’expérience de la Nationale 3 et de la poule haute de Pré-Nationale, Damien [Brunel, ndlr] qui nous a apporté toute son énergie, Brice [Eustache, ndlr] et Manuel [Andreu Sabater, ndlr] qui se sont affirmés toute cette saison.

« La grande diffrence sera physique »

Pourquoi cette saison et pas une autre ? Qu’est-ce qui, cette saison, a fait la différence par rapport aux précédentes ?

Nous avons su rester concentrés et nous avons su garder notre envie de gagner. Au-delà de la profondeur de notre banc, la qualité de nos séances d’entraînement nous aura permis de nous entraîner correctement même si nous ne jouions pas pendant deux ou trois week-ends.

Les recrues estivales du LCBO

Simon Brunel (meneur, CBC) ; Steven Diallo (intérieur, AS Saint-Rogatien Nantes) ; Timeo Cariou (meneur ; UST Equeurdreville) ; Yanis Philippe (ailier, Pays d'Auge Basket) ; Basile Artus (arrière, libre)

Pour cette première saison en Nationale 3, quels sont les objectifs que vos coéquipiers et vous-mêmes avez fixés ?

Le maintien car, par le passé, le club n’a jamais évolué à ce niveau. S’il sera difficile, je ne pense pas qu’il soit impossible. Une condition, encore une fois, de rester concentrés pour être capables de tenir sur la longueur. Tous les matchs compteront. Nous n’aurons que des finales à disputer. Nous allons retrouver ce que nous avions déjà connu en Pré-Nationale. Le jeu sera plus clair, plus propre et plus espacé. Ce qui peut nous convenir mais la grande différence sera physique. C’est là où nous serons le plus attendus.

Estimez-vous qu’avec les nouvelles recrues qui ont été les vôtres durant l’intersaison, votre équipe est maintenant suffisamment armée pour affronter les joutes de la Nationale 3 ?

Le club n’a pas les moyens de rémunérer les joueurs qu’il souhaite recruter. Cela ne fait pas partie de sa politique et, de ce point de vue, je crois que nous n’aurons pas pu avoir meilleures recrues. L’idée de Maxime [Pétré, ndlr] étant de constituer un groupe d’entraînement de quatorze ou quinze joueurs, d’autres participeront, en plus, à un double projet avec notre réserve et pourront, si besoin, venir nous aider. 

Les joueurs les plus anciens voudront montrer qu’ils sont encore capables d’évoluer à ce niveau. Les joueurs les plus jeunes voudront montrer qu’ils sont, eux, capables d’y jouer. Nous avons tous quelque chose à prouver. À l’image de Basile [Artus, ndlr] qui a déjà connu le niveau supérieur mais qui n’a pas joué depuis dix ans. Il aura à cœur de montrer qu’il peut encore y évoluer et je n’ai aucun doute là-dessus. 

« Nous serons meilleurs d’ici à quelques semaines »

Pensez-vous que votre équipe est déjà prête avant son premier match de championnat, ce samedi soir, au Saint-Nazaire BC ? 

Je crois que oui mais nous serons encore meilleurs d’ici à quelques semaines. Nos matchs amicaux montrent déjà de bonnes choses. J’espère que, plus la saison avancera, plus nous serons bons. 

Avec le retour de vacances des uns et des autres, nous n’avons pu avoir que trois semaines de préparation collective. La date de reprise des championnats ne nous aide pas mais elle est la même pour toutes les équipes.

À trente-neuf ans, vous êtes-vous posé la question de renoncer à la Nationale 3 pour privilégier une saison moins éprouvante ?

Avant même que la montée ne soit acquise. Les longs déplacements du samedi soir seront le principal changement. J’ai deux enfants en bas âge et ma femme m’a dit que, si j’en avais envie, je ne devais pas hésiter. Je souffre des chevilles depuis quelque temps. Ma préparation a donc été différente.

Il était important d’avoir une pause et, deux ou trois fois par semaine, je suis allé nager à la piscine. Nous avons aussi été aidés par un préparateur physique. Je me sens bien. Je crois que mon travail est, pour l’instant, bénéfique. Je ne me voyais pas, de toute façon, partir sur une montée. Je me devais d’essayer.

Par notre correspondant Quentin LEMOINE

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