Condamné à 30 ans de réclusion en 2024 pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, Audrey Mondjehi est rejugé à partir de ce lundi à Paris devant la cour d’assises spéciale. Le quadragénaire ivoirien cherchera certainement à afficher une image plus lisse.

Antoine Bonin - Aujourd'hui à 07:25 - Temps de lecture :

Audrey Mondjehi, dans le clip de son titre Retour aiguisé mis en ligne deux jours avant l’attentat du 11 décembre 2018. Capture d’écran YouTube Audrey Mondjehi, dans le clip de son titre Retour aiguisé mis en ligne deux jours avant l’attentat du 11 décembre 2018. Capture d’écran YouTube

C’est toute la singularité de la décision de première instance. D’un côté, les cinq juges de la cour d’assises de Paris spécialement composée ont acquitté Audrey Mondjehi des chefs d’accusation les plus graves, à savoir la complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinat à caractère terroriste commis par Cherif Chekatt en 2018 à Strasbourg ; de l’autre, ils lui ont infligé 30 ans de réclusion, la peine maximale, pour association de malfaiteurs terroriste (AMT) criminelle. Une sanction rarement prononcée dans les dossiers d’AMT qui défilent dans les salles d’audience du palais de justice de l’Île de la Cité.

Ce verdict, qui avait été rendu le 4 avril 2024 au terme d’un peu plus de cinq semaines d’un procès particulièrement dense, avait assommé le banc de la défense, où Mes Michaël Wacquez, Louise Hennon et Harold Bataille n’avaient pas ménagé leurs efforts pour tenter de dédouaner leur client. Du côté des parties civiles aussi, ce quantum en a médusé plus d’un.

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