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Le Conseil de l’Ordre des avocats au Barreau du Cameroun a tranché. Dans une résolution signée le 6 mai 2026 à Yaoundé, l’instance dirigée par le Bâtonnier Mbah Eric Mbah affirme que la licence professionnelle ne constitue pas le diplôme de licence en droit exigé pour l’Examen d’Aptitude au Stage d’Avocat. Une clarification qui tombe mal pour certains stagiaires déjà engagés dans le processus.
Ce que dit précisément la résolution
Le texte, la Résolution numéro 003, a été adopté à la majorité des membres du Conseil de l’Ordre. Il fait suite à des concertations avec le Ministère en charge de l’Enseignement Supérieur, sollicité pour trancher une question qui divisait visiblement la profession. La réponse ministérielle est sans ambiguïté sur ce point précis.
L’article 1 de la résolution est catégorique. Aucun avocat stagiaire ne pourra présenter l’examen de fin de stage pour le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat sans justifier d’une véritable licence en droit.
Le chiffre fait mal pour ceux qui pensaient avoir rempli les conditions. Car certains stagiaires se retrouvent, selon le texte lui-même, en situation de violation des règles de la profession, alors qu’ils avaient entamé leur parcours de bonne foi avec une licence professionnelle en poche.
Une porte de sortie, mais un délai serré
Franchement, on aurait pu s’attendre à une sanction plus sèche. Le Conseil de l’Ordre a choisi une voie de remédiation plutôt qu’une exclusion pure et simple. L’article 2 accorde aux stagiaires concernés un délai maximum de trois années supplémentaires pour régulariser leur situation académique et obtenir la vraie licence en droit.
Pendant cette période, ils resteront soumis à toutes les obligations classiques du statut d’avocat stagiaire. Pas de passe-droit, pas d’exemption.
L’article 3 précise aussi que tout futur changement des conditions d’accès à la profession ne sera pas opposable à ces stagiaires en attente de régularisation, une clause protectrice qui devrait rassurer une partie de la profession. Reste à savoir combien d’avocats stagiaires sont réellement concernés par cette mesure, le texte ne donnant pas de chiffre exact à ce stade.
C’est un signal clair envoyé à toute une génération de juristes en formation.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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