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La microbrasserie Barbe Broue, au Témiscamingue, inaugure et ouvre les portes de sa nouvelle salle de brassage aujourd’hui à Ville-Marie.
Bien qu’un salon de dégustation soit ouvert depuis l’été dernier, le déménagement des équipements vient tout juste d’être complété.

La salle de brassage comprend notamment une encanneuse (à l'avant), un appareil pour ajouter le gaz et quatre fermenteurs, dont deux qu'on peut apercevoir au fond.
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
On avait beaucoup de rénovations à faire ici dans cet ancien dépanneur [le Cagibi], et on voulait prendre le temps de bien faire les choses, explique la copropriétaire Carole Marcoux.
Le nouveau lieu enchante les propriétaires. On a de l’espace dans la chambre froide, on a de l’espace en entrepôt, on est proches de nos clients… Pour nous, c’est vraiment un bel avantage, se réjouit Mme Marcoux.
La microbrasserie, qui était située dans les dernières années à Nédélec, sur le bord de la route 101, a bénéficié d’un endroit avantageux pendant la pandémie, concède-t-elle.

Les deux copropriétaires, Carole Marcoux et Éric Lepage et leurs deux employées, Alexia Beaumont et Kallie Champoux.
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
L’après-pandémie n’est pas comme la pandémie. On a vu une diminution de l’achalandage, une diminution du tourisme, aussi, en région. Là, le fait d’être ici sur la rue Sainte-Anne, ça nous permet d’avoir une belle ouverture sur le tourisme, sur la vie de la ville, souligne la microbrasseuse.
Une nouvelle terrasse sera prochainement aménagée sur la rue Sainte-Anne.

Le salon de dégustation est ouvert depuis l'été dernier dans l'ancien dépanneur Cagibi.
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Dans les coulisses de la fabrication
Rencontrée dans la salle de brassage, Mme Marcoux explique le rôle des différents équipements utilisés pour produire la bière.
Ce qu’on voit, c’est quatre fermenteurs d’un petit peu plus de 600 litres, indique-t-elle pour les cuves près de la fenêtre. Leur besoin en production demande quatre brassages par mois.

La bière passe environ trois semaines dans les fermenteurs.
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
À l’entrée se trouve la cuve-matière, qui permet d’extraire le sucre des grains en les faisant bouillir. Ensuite, on va transférer le moût – qui est le jus qui provient des grains – dans la bouilloire, puis ça va bouillir pendant plus d’une heure, explique Carole Marcoux. C’est aussi à ce moment que le houblon et les arômes sont ajoutés.
Le mélange est par la suite amené à la cuve de fermentation, en passant par un refroidisseur à plaques.

Des clients profitaient déjà de l'ouverture lors de notre passage vendredi.
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Ça fonctionne comme un radiateur d’auto, si on veut. D’un côté, on a de l’eau froide, et de l’autre côté, on a le moût chaud. Donc, ça permet de diminuer la température, puis de la descendre dans les alentours de 20 degrés Celsius. Nous, on a décidé de récupérer cette eau-là pour ne pas la perdre, précise Carole Marcoux. Elle va servir à faire notre prochain brassage.
Dans les fermenteurs, c’est là que la levure et les fruits, au besoin, sont ajoutés. Après deux semaines de fermentation et une semaine environ de maturation, le liquide est transféré dans le conditionneur, pour ajouter du pétillant à la bière.

L'encanneuse ajoute le dessus de la canette, que Carole Marcoux tient dans sa main à titre d'exemple. L'appareil permet de sceller 24 canettes de 355 ml par minute.
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Douze bières
La spécialité de Barbe Broue est principalement la bière ale. On aimerait en faire d’autres, mais le problème à un moment donné, c’est qu’on a de la difficulté à changer les habitudes des gens, lance-t-elle en riant.
Les bières de Barbe Broue sont distribuées exclusivement en Abitibi-Témiscamingue. C’est mon père, un joyeux retraité, qui fait le tour des commerces et qui fait la livraison, dit Carole Marcoux.

Les bières Devil's Rock et la blonde du Frère Moffet sont des coups de cœur de la clientèle. La microbrasserie propose une douzaine de bières.
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
J’aimerais que les gens nous redécouvrent. Pour nous, c’est un nouveau départ. J’aimerais ça que les gens prennent le temps de venir nous rencontrer, de venir jaser, qu’ils prennent l’habitude aussi, je sais que les gens l’ont, mais qu’ils valorisent l’habitude d’acheter local. Ça vaut la peine, conclut l’entrepreneure lorsqu’on lui demande ses souhaits pour l’été.


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