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Axel Miller sera-t-il l’homme providentiel pour la SFPIM ?

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Pour la SFPIM, la société holding qui chapeaute quelques grandes participations de l'État belge, l'année 2026 s'annonce très chargée. Elle aura en effet quelques dossiers majeurs à gérer. Elle devra aider Belfius à trouver des investisseurs pour le rachat de 20 % du capital du bancassureur. Mais elle pourrait aussi être amenée augmenter sa participation dans Ageas, la maison-mère d'AG Insurance, pour faire contrepoids à la montée en puissance des Français de BNP Paribas. D'après le Tijd, le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), a en effet soumis au conseil des ministres restreint, le 5 décembre dernier, une proposition de rachat d'actions Ageas supplémentaires. Notre grand argentier a proposé d'autoriser la SFPIM à porter sa participation dans Ageas de 6 % à un maximum de 15 %. Ce qui représenterait un investissement de l'ordre d'un milliard d'euros. Un montant important dont ne dispose pas la SFPIM. La décision a finalement été reportée suite à la demande d'une enquête plus approfondie formulée par au moins un vice-Premier ministre.

Une surprise de Georges-Louis Bouchez ?

Les missions confiées à la SFPIM relancent aussi la question des changements de gouvernance. On sait que la majorité actuelle voudrait mettre fin au mandat de présidente de Laurence Bovy étiquetée PS. Des noms circulent, à commencer par celui d'Axel Miller, l'ancien patron de sociétés cotées (Dexia, D'Ieteren) et ancien chef de cabinet du président du MR, Georges-Louis Bouchez. Mais rien ne permet de dire qu'il sera le candidat des libéraux. "Georges-Louis Bouchez a toujours des surprises pour sortir des noms auxquels personne ne s'attend", nous souffle une source bien informée. Et il se dit aussi que certains membres de la majorité ne seraient pas très enthousiastes à l'idée de nommer quelqu'un qui, aussi brillant soit-il, reste associé, dans la tête de nombreux Belges, à la débâcle de Dexia. Pas moyen en tout cas d'avoir la moindre réaction de Georges-Louis Bouchez et d'Axel Miller.

Effets en chaîne

Un autre nom circule, c'est celui de Koen Kennis, échevin N-VA à Anvers et membre de plusieurs conseils d'administration. Il occupe notamment la présidence du holding public flamand PMV. Si c'est lui qui est choisi, cela pourrait avoir des effets en chaîne sur d'autres nominations. Cela pourrait signifier que le gouvernement actuel garderait comme CEO de la SFPIM, Koen Van Loo (ce dernier fut chef de cabinet de l'ancien ministre MR Didier Reynders). D'après la presse flamande, Koen Van Loo est assez bien vu par Jan Jambon. "C'est quelqu'un qui va suivre les instructions de l'État", souligne un observateur. Visiblement le cabinet des Finances, qui a la tutelle de la SFPIM, est demandeur de changement. Il a chargé la SFPIM d'élaborer une nouvelle politique actionnariale d'ici le deuxième trimestre 2026, y compris concernant Ageas. Une demande qui laisse penser qu'il est en attente d'une amélioration de la gestion du fonds souverain dont le rendement est jugé par certains analystes un peu décevant comparativement à d'autres fonds souverains dont celui de la Norvège.

Le parti de Bart De Werver n'a pas donné l'image, dans des dossiers récents, d'un parti défendant une vision à la Thatcher dans la gestion des participations publiques.

Si la N-VA décroche la présidence de la SFPIM, elle devra revoir à la baisse ses éventuelles ambitions à la Banque nationale où le mandat de vice-gouverneur, assuré par le CD & V Steven Vanackere jusqu'en janvier 2025, n'a toujours pas été reconduit. Or, il s'agit bien d'un mandat clé. Ce poste de vice-gouverneur permettrait aux nationalistes flamands d'avoir le "lead" sur le service d'étude et de statistiques, qui a fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, en particulier avec ses analyses sur les transferts entre Régions et les subsides aux entreprises.

La N-VA doit donc faire un choix. Sachant qu'elle n'a pas donné l'image, dans des dossiers récents, d'un parti défendant une vision à la Thatcher dans la gestion des participations publiques. En témoigne la prise de contrôle de Brussels Airport par le gouvernement flamand dirigé par le N-VA Matthias Diependale. Cet investissement de quelque 2,7 milliards pour décrocher près de 40 % du capital de l'aéroport ressemble à s'y méprendre à une nationalisation d'un fleuron situé en terres flamandes.

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