«Avec ses agissements, Véronique Fontana contribue à ternir la réputation de la profession d’avocat. Il faut que cela cesse.» Le procureur général Eric Kaltenrieder n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer «le système économique» mis en place par la prévenue afin de s’enrichir sur le dos de ses clients et de l’Etat. Contre cette figure du barreau vaudois, le Ministère public a requis ce mardi une peine de 8 mois avec sursis ainsi qu’une amende de 5000 francs à titre de sanction immédiate. A la défense, Me Jacques Michod s’est battu contre une condamnation qui signerait la fin de la carrière professionnelle de cette femme de loi. «Ce métier, c’est toute sa vie.»
Une spécialiste de l’enfumage. C’est ainsi que le parquet décrit Véronique Fontana, dont l’étude vante loyauté et relation basée sur la confiance alors que la réalité est tout autre. Grâce à «un concept marketing efficace», elle attire les clients, les rend captifs, ne suit pas leurs dossiers personnellement, lance des procédures quasi téméraires et «cerise sur le gâteau» surfacture ou contourne le système de l’assistance judiciaire. Me Pierre-Xavier Luciani, conseil de la cliente devenue plaignante, renchérira en évoquant «une reine de la surfacturation». Pour preuve, les trois sanctions disciplinaires déjà infligées pour des taxations et qu’Eric Kaltenrieder qualifie de véritables «états de service».


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