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Sport 03/06/2026 18:30 Actualisé le 03/06/2026 18:33
« Wemby » a marqué de son empreinte la saison NBA qu’il espère clore par un titre de ses San Antonio Spurs contre les New York Knicks. Premier match dans la nuit du 3 au 4 juin.

SOOBUM IM / Getty Images via AFP
La saison historique et pleine de promesses de Victor Wembanyama malgré l’élimination en playoffs NBA.
EN BREF • Victor Wembanyama a marqué la saison NBA avec des performances historiques, avant même de disputer sa toute première finale.
• À 22 ans, il s’est imposé comme le troisième meilleur joueur de la ligue et a été élu meilleur défenseur à l’unanimité, une première.
• À la tête d’une équipe très jeune, il peut poser les bases d’une nouvelle « dynastie » au Texas.
Une nouvelle dynastie est peut-être née au Texas en ce printemps 2026. Victor Wembanyama et ses San Antonio Spurs ne sont plus qu’à une marche du titre NBA, eux qui viennent d’éliminer le champion sortant, l’Oklahoma City Thunder, dans sa salle et au cours d’un match 7 à la mort subite. Pour la première finale de la génération « Wemby », ce sont désormais les New York Knicks qui se dressent face aux Texans ; le premier match a lieu dans la nuit de ce mercredi 3 au jeudi 4 juin. Avec un clin d’œil amusant de l’Histoire : c’est face à ce même adversaire que les Spurs ont décroché leur tout premier titre, en 1999.
Or avant même le début de cette ultime série, où la première équipe à engranger quatre victoires soulèvera le trophée, la saison de Victor Wembanyama est déjà historique, en particulier du point de vue français. Car si Tony Parker (quatre fois champion NBA et MVP des Finales en 2007), Joakim Noah (4e de l’élection du MVP en 2014) ou Rudy Gobert (4 fois meilleur défenseur de la saison, un record) ont fait briller la France sur les parquets américains, aucun de ces joueurs n’avait atteint les hauteurs touchées par le géant du Chesnay cette saison.
Imaginez seulement : à 22 ans et pour sa troisième saison, Victor Wembanyama s’est déjà imposé parmi les visages du championnat de basket le plus relevé de la planète. Lors de l’élection du meilleur joueur, il n’a été devancé que par Shai Gilgeous-Alexander, le leader incontesté d’un Thunder encore meilleure équipe de la saison, et par Nikola Jokic, phénomène absolu qui révolutionne le poste de pivot depuis une décennie. Cette année, Wemby a aussi été élu meilleur défenseur… à l’unanimité. Du jamais-vu en 80 ans d’existence de la NBA. Et pour ne rien gâcher, il a transformé des Spurs habitués aux tréfonds du classement (la franchise n’avait pas vu les playoffs depuis 2019) en l’une des toutes meilleures équipes.
Un joueur qui a déjà fait changer le basket
Tout cela, on le rappelle, trois ans seulement après avoir fait ses débuts à ce niveau, à un poste où les joueurs atteignent d’ordinaire leur plénitude à l’approche de la trentaine.
Meilleur contreur cette saison, « l’alien » Wembanyama a déjà révolutionné le basket. Il est si grand et si gênant pour les attaquants par sa mobilité qu’ils n’osent plus le défier. Ils se contentent de tirer au loin, de peur de voir ses bras tentaculaires bloquer leur shoot s’ils approchent trop. Selon Joel Embiid, meilleur joueur NBA en 2023, Wemby ne pourra d’ailleurs pas battre les records en matière de contres : à l’entendre, il est si terrifiant que les joueurs adverses refuseront le duel.
En attaque, même histoire : jamais un joueur d’une telle envergure n’a cumulé autant d’atouts, capable de dunker sur les défenseurs les plus robustes comme de marquer du milieu de terrain.
Une marge de progression encore immense
Résultat : en plus de battre des records statistiques, il a offert plusieurs matches d’anthologie aux téléspectateurs cette saison. Dès le premier match du championnat, face au nouveau prodige américain Cooper Flagg, il signait 40 points, 13 rebonds et une large victoire en seulement 26 minutes sur le terrain (soit à peine la moitié de la rencontre). En janvier, il concasse les Warriors en moins de 30 minutes : 41 points en réussissant 75 % de ses tirs, 18 rebonds, trois contres. Contre le Denver de Jokic en avril, il a fait encore plus complet : 34 points, 18 rebonds, 7 passes décisives et 5 contres. Puis en playoffs contre Oklahoma, le 18 mai : 41 points, 24 rebonds, 3 contres et une victoire écrasante contre le champion sortant lors du premier match de la série. Avant de guider sa troupe dans la fameuse victoire décisive au match 7, où il a évidemment été meilleur marqueur des siens.
C’est une autre qualité du Français : son leadership. Du haut de ses 22 ans et 224 centimètres, Victor Wembanyama est un leader né qui entraîne dans son sillage tout un groupe qui n’était absolument pas censé marcher aussi fort, ni grandir aussi vite. Lors de ces playoffs, les Spurs ont en effet aligné le cinq de départ le plus jeune à ce niveau de compétition, lors d’un match qu’ils ont remporté. Le signe que la marge de progression est encore immense.
Car c’est sans doute là le plus impressionnant avec Wemby : cette troisième saison marquait son retour au jeu après la thrombose à l’épaule qui l’a privé de compétition huit mois début 2025. En pleine possession de ses moyens l’an prochain, et accompagné par un casting qui aura mûri et sera rodé aux playoffs, il voudra aller encore plus loin. S’il vient à décrocher un premier titre dans quelques jours face à New York, on peut imaginer que le Français ne sera absolument pas rassasié.


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