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Politique 06/07/2026 15:45 Actualisé le 06/07/2026 19:04
À l’approche de la décision de la cour d’appel de Paris qui jouera sur l’éligibilité de Marine Le Pen, le Rassemblement national ressort sa défense préférée.
C’est le retour de « l’acharnement de la justice » et du « timing troublant ». À l’approche de la décision en appel concernant Marine Le Pen et l’affaire des assistants parlementaires du FN, les cadres du parti d’extrême droite ont retrouvé les fondamentaux de leur mode de défense.
Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, les députés du parti interrogé dans les médias n’ont pas perdu leur rhétorique anti-justice. « On peut être inquiets quand on voit que des chaînes ferment, quand on voit que la justice pourrait écarter la principale favorite à l’élection présidentielle », s’indigne par exemple l’eurodéputé Aleksandar Nikolic sur Europe 1, le 2 juillet. « Ce sont les magistrats qui vont décider en fait qui va être le candidat du premier parti de France, du premier groupe à l’Assemblée nationale, » regrette le député Philippe Balard sur BFM TV ce 6 juillet.
« Je ne crois plus au hasard… »
Les cadres du RN dénoncent non seulement un acharnement mais aussi un « calendrier judiciaire » qu’ils jugent problématique alors que le parti est inquiété par une autre affaire. Des perquisitions ont en effet eu lieu le 30 juin dans plusieurs pays européens dans le cadre d’une enquête du parquet européen soupçonnant un détournement de fonds de l’UE par l’ancien groupe ID où siégeait le parti d’extrême droite français RN.
De quoi faire crier ses membres au complot judiciaire, à commencer par Marine Le Pen elle-même. « C’est quand même drôle, ça arrive toujours à un moment où potentiellement ça peut avoir une influence néfaste, s’est-elle faussement étonnée sur LCI le 1er juillet. Je ne suis pas née de la dernière pluie, je ne crois plus au hasard dans ce domaine. » Le député Jean-Philippe admet lui aussi trouver le « timing troublant. »
« Monsieur Mélenchon, il rentre en campagne, l’affaire des assistants parlementaire que connaissent monsieur Bayrou et le Rassemblement national, pour monsieur Mélenchon, elle s’est close, comme par miracle, sans aucune information particulière », explique-t-il, en essayant de rapprocher des affaires qui n’ont pourtant rien à voir, notamment par leur ampleur et le degré d’implication des dirigeants incriminés.
Une information judiciaire va aussi être ouverte à l’encontre de Jordan Bardella, soupçonné d’avoir bénéficié d’un emploi fictif au Parlement européen en 2015, et d’avoir produit de faux documents pour le dissimuler. Enfin, le président du RN apparaît dans une autre enquête du parquet européen. Le parti est accusé cette fois-ci d’avoir utilisé des fonds européens pour former ses troupes, notamment Jordan Bardella, à s’adresser aux médias pendant la campagne présidentielle 2022.


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