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Alors qu’un embâcle s’est formé sur la rivière Saint-Jean, la Municipalité de L’Anse-Saint-Jean analyse la possibilité d'ouvrir un canal de déviation pour le cours d’eau d'ici quelques années.
L’amoncellement de glaces a été précipité par le temps doux des derniers jours et la fonte des neiges qui a fait entrer la rivière en crue.
Aucune évacuation ou fermeture de route n’est prévue à l’heure actuelle et les résidences ne sont pas menacées. Présentement, la situation est sous contrôle et il n’y a pas d’autre embâcle en amont, assure le maire, André Simard.
Pour le moment, les équipes des travaux publics maintiennent une surveillance rigoureuse du cours d’eau, indique M. Simard.
Dans le cas où une évacuation s’avérerait nécessaire, les résidents du secteur seraient les premiers informés, promet le maire.

La rivière Saint-Jean à L'Anse-Saint-Jean est sous surveillance.
Photo : Radio-Canada / Philippe Marier-Verret
Sylvain Desbiens, qui habite en bordure de la rivière depuis 1995, a vu plusieurs embâcles sérieux au fil des années. Bien que sa maison soit au sec cette année, c’est toujours épeurant, lance-t-il.

« On a hâte que [la glace] décolle », témoigne Sylvain Desbiens.
Photo : Radio-Canada / Philippe Marier-Verret
Comme l’embouchure de la rivière Saint-Jean a été ensablée après le déluge de 1996, aucun brise-glace ne peut s’y rendre, souligne M. Desbiens. Tant que l'embouchure ne débloquera pas, cette glace-là ne pourra pas évacuer dans le Saguenay.
Voie de déviation
En effet, ce n’est pas la première année où des embâcles se forment sur la rivière Saint-Jean, reconnaît le maire. Pour faire face à cet enjeu, la Municipalité analyse la possibilité d’ouvrir une voie de déviation.
Cette dernière pourrait être utilisée au besoin, lorsque la rivière menace de déborder.

La glace s'est accumulée sur quelques centaines de mètres et remonte jusqu'au pont couvert.
Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon
La déviation pourrait être créée à environ un kilomètre en amont du pont couvert, dans une zone marécageuse. Avant le déluge de 1996, la rivière passait dans ce secteur-là, explique André Simard.
Le projet est actuellement au stade de l’analyse et des plans. La Municipalité travaille le dossier notamment avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), précise M. Simard.
L'ancien conseil était actif là-dessus, précise-t-il. C'est beaucoup en lien avec notre politique de changements climatiques. L’Anse-Saint-Jean s’est justement démarquée par son plan d’adaptation aux changements climatiques, adopté en 2021.
Si on a des aides financières, c'est un peu grâce à ça, grâce au travail qui a été fait par nos prédécesseurs, souligne André Simard.
L’Anse-Saint-Jean a d’ailleurs reçu une subvention de plus d’une centaine de milliers de dollars pour analyser la faisabilité du projet de déviation. Celui-ci est prévu sur un horizon à moyen, long terme et pourrait être complété d’ici quatre ou cinq ans, estime le maire.
Avec les informations de Louis Martineau et Philippe Marier-Verret


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