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Le fait que ces trois injections létales aient eu lieu le même jour est une coïncidence mais cela reflète le rythme soutenu des exécutions aux États-Unis où, depuis le début de l’année, 22 condamnés à mort ont subi la peine capitale.

Des personnes se tiennent dans une zone réservée aux opposants à la peine de mort, devant l’établissement pénitentiaire de haute sécurité de Riverbend, à Nashville (Tennessee), avant l’exécution d’Anthony Hines, le 13 août 2026. Des personnes se tiennent dans une zone réservée aux opposants à la peine de mort, devant l’établissement pénitentiaire de haute sécurité de Riverbend, à Nashville (Tennessee), avant l’exécution d’Anthony Hines, le 13 août 2026.

Trois condamnés à mort ont été exécutés par injection létale, jeudi 13 août à quelques heures d’intervalle, dans trois Etats américains. La dernière fois que la peine capitale a été appliquée un même jour à autant de condamnés remonte au 7 janvier 2010, avec trois exécutions au Texas, en Louisiane et dans l’Ohio, selon des données du Centre d’information sur la peine de mort (DPIC).

Jeudi, Carlos Cuesta-Rodriguez, 70 ans, a été exécuté dans l’Oklahoma, la troisième peine capitale réalisée cette année dans cet Etat. Il avait été condamné pour le meurtre de sa compagne, Olimpia Fisher, en 2003, et avait fait savoir qu’il regrettait son geste et ne souhaitait pas de grâce.

Anthony Hines, 66 ans, a, lui, été exécuté dans le Tennessee après avoir été condamné pour le meurtre en 1985 de Catherine Jenkins, une employée de motel. Le détenu avait fait appel avant son exécution qui survenait trois mois après qu’une tentative d’injection létale d’un autre homme dans cet Etat a été interrompue parce que le personnel médical n’avait pas réussi la perfusion intraveineuse. Il a affirmé que le médecin qui avait supervisé l’acte était incompétent et susceptible de rater son exécution.

Quarante-sept exécutions en 2025

Enfin, Jeremy Williams, 42 ans, a été exécuté dans l’Alabama pour le viol et le meurtre (filmés par lui-même) en 2021 d’une fille de 5 ans, Kamarie Holland, après avoir proposé à la mère de la fillette de la payer pour pouvoir abuser de l’enfant. La mère purge une peine de vingt ans de prison pour trafic sexuel. L’accusé avait plaidé coupable et demandé une date d’exécution rapide afin que la famille de sa victime « puisse tourner la page ».

Selon le shérif du comté de Russell, Heath Taylor, Jeremy Williams craignait plutôt la façon dont il serait traité en prison. « À mon avis, il ne voulait pas avoir à regarder par-dessus son épaule pendant trente ans », a déclaré le shérif après l’exécution.

Le fait que ces trois injections létales aient eu lieu le même jour est une coïncidence mais cela reflète le rythme soutenu des exécutions aux États-Unis. Depuis le début de l’année 2026, 22 condamnés à mort ont subi la peine capitale dans le pays, dans leur majorité en Floride (12 au total dont deux le même jour, le 28 juillet dernier) et au Texas (quatre détenus exécutés). L’an dernier, 47 exécutions ont eu lieu, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.

La peine de mort a été abolie dans 23 Etats américains sur 50. Dans trois autres, un moratoire est en place. Le président américain, Donald Trump, est un fervent partisan de la peine capitale, appelant à son plus large usage pour les « crimes les plus graves ».

Le Monde avec AP et AFP