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Onze ans après le dernier lancement d’une GTi par Peugeot, la e-208 GTi déboule sur les routes. Une petite bombe électrique (281ch) qui perpétue la tradition des sportives de la marque au lion et se monnaie autour des 40 000 €.
Ianis Mischi - Aujourd'hui à 06:00 - Temps de lecture :
Pluie fine, paysages sauvages et routes rafistolées, les lochs écossais offrent le parfait terrain de jeu pour tester la dernière-née de la marque au lion. Au son de la cornemuse, les patrons de Peugeot introduisent la e-208 GTi à la presse française venue faire connaissance avec « la voiture la plus puissante du segment ».
Une citadine sportive très attendue, onze ans après la dernière sortie d’une GTi sous la bannière Peugeot, la 308. « Près de 300 précommandes ont déjà été enregistrées alors qu’elle n’était pas encore exposée en concession », dévoile Alain Favey, directeur général de Peugeot.
En précommande depuis juin, la Peugeot e-208 GTi arrive en concession cet automne. Photo Ianis Mischi« Pousser les curseurs plus loin »
À un an de l’arrivée de la Peugeot 208 phase III, la GTi marque la fin du cycle de la 208 phase II, voiture la plus vendue en France depuis le début de l’année. Les développeurs ne se sont pas contentés d’apposer un sigle mythique et d’augmenter le prix d’une 208 électrique de base. Le design a été confié à Michaël Trouvé, à qui l’on doit, entre autres, les derniers restylages des 308, 408 et surtout la ligne de la 9x8.
« On a voulu pousser les curseurs plus loin, retrouver l’ambiance immersive qui a fait la réputation des grandes GTi chez Peugeot », synthétise le designer. Les liserés et moquettes rouges sont là. Des sièges semi-baquets avec appuis-tête intégrés et des jantes 18 pouces, proches des alvéolées de la 205. Des jantes « Belchamp », du nom du centre d’essais de Stellantis, dans le Doubs.
Signature de la famille GTi des Peugeot, le rouge est très présent à l’intérieur comme à l’extérieur de la citadine. Photo Ianis Mischi
Plus basse qu’une 208 « normale », la voiture, aux voies élargies et équipée du différentiel Torsen, dispose d’un freinage très puissant pour contrôler son 1,5 tonne. La traction avant, de 281 ch, atteint les 100 km/h en 5,5 secondes. Un bijou bridé électroniquement à 180 km/h en vitesse maximale.
L’autonomie, entre les chiffres annoncés et le réel
Le point sensible arrive… L’autonomie annoncée est de 375 km. À condition de rouler avec pneus Hankook, de faire une croix sur le chauffage et évidemment de ne pas « tirer » dessus. Mais qui achèterait une GTi pour rouler en mode éco ? Les tests en Écosse la placent plus aux alentours des 250 km d’autonomie, voire 200 km lorsqu’on a le pied vraiment lourd.
Fabriquée dans l’usine Stellantis de Saragosse, comme ses cousines Lancia Ypsilon HF et Opel Corsa GSE, la e-208 arrive cet automne dans les concessions. Pour un prix proche des autres véhicules de cette gamme : 42 900 €. Somme à laquelle il convient de soustraire ristournes et primes CEE pour faire descendre l’addition à 37 450 €.
L’explosion de l’électrique
« En 35 ans de carrière dans l’automobile, je n’ai jamais observé un tel phénomène. » Directeur général de Peugeot depuis un an et demi, Alain Favey livre les derniers chiffres de la marque au lion. « En avril, avec le contexte mondial, la tendance vers l’électrique a bondi. On est passé de 20 % de commandes des particuliers français pour de l’électrique à 60 %. Jamais, un tel effet ne s’est ressenti en quelques mois. »
À noter que la très grande majorité des particuliers (80 %), qui achètent une voiture électrique, n’en sont que locataires via la location avec option d’achat et la location longue durée (LOA et LDD). Ce système permet de ne pas se sentir prisonnier d’une technologie qui effraie encore beaucoup de monde, mais qui fait considérablement grimper la facture finale lorsqu’on désire acheter la voiture au terme du contrat locatif.


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