NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Avec un taux de réussite inférieur à 60 %, l’examen du permis de conduire est aujourd’hui majoritairement échoué en raison de fautes dites « éliminatoires ». La réforme envisagée consisterait à n’éliminer un candidat, qu’en cas de danger immédiat constaté par l’inspecteur.
O.T. - Aujourd'hui à 07:09 - Temps de lecture :
Pour les représentants des auto écoles, des inspecteur du permis de conduire et l'association 40 millions d'automobilistes, « Alléger l’exigence lors de l’examen enverrait un signal ambigu, en laissant entendre que certaines règles de base ne sont pas « si graves » qu’il n’y paraît ». Photo Raphael Bloch/Sipa
Des infractions telles que le franchissement d’une ligne blanche ou un « stop glissé » ne seraient plus automatiquement éliminatoires. Le candidat pourrait obtenir son permis dès lors qu’il validerait un nombre suffisant de compétences (20 sur 31), même en cas de faute grave isolée.
Les organisations professionnelles représentatives des Écoles de Conduite, ainsi que le syndicat majoritaire des Inspecteurs et Délégués du permis de conduire et de la sécurité routière sont vent debout contre cette idée.
Pour « 40 millions d’automobilistes », une telle évolution soulève de sérieuses interrogations quant au message adressé aux futurs conducteurs et au niveau d’exigence maintenu sur les routes françaises. Alléger l’exigence lors de l’examen enverrait un signal ambigu, en laissant entendre que certaines règles de base ne sont pas « si graves » qu’il n’y paraît.
« Dans un contexte où les pouvoirs publics appellent régulièrement au respect du partage de la route et à davantage de responsabilité individuelle, et où les autorités sanctionnent sévèrement ces infractions, cette orientation serait en totale contradiction avec les discours de fermeté tenus par ailleurs. »
Des erreurs éliminatoires qui ne le seraient plus
Les changements envisagés révoltent les professionnels de la route. Deux exemples :
- Le non-respect d’un stop deviendrait admis, s’il n’y avait personne à l’intersection
- Le changement de voie sans contrôler serait autorisé, s’il n’y avait pas de danger.
Pour l’intersyndicale, « le respect des règles de conduite et les contrôles de sécurité ne sont pas des détails administratifs. Ils sont même des piliers de la sécurité routière. En autorisant ces fautes graves, l’Administration transformerait cet examen de compétences en une véritable « roulette russe » où le candidat s'en remet au hasard. Inacceptable ! »
Un signal dangereux adressé aux conducteurs
En permettant des erreurs graves le jour de l’examen, la Sécurité Routière validerait l’entorse à la règle, envoyant ainsi un très mauvais signal aux jeunes. Pour l’intersyndicale, « seule une réelle montée en compétences des apprentis conducteurs peut améliorer le taux de réussite à l’examen et garantir une meilleure sécurité routière. Et seul le recrutement d’Inspecteurs du permis de conduire peut permettre de réduire significativement et durablement les délais d’attente. »
« Le permis de conduire n’est pas un simple examen administratif : c’est la validation d’un niveau minimal de maîtrise et de respect des règles. Affaiblir ce socle serait un très mauvais signal envoyé aux jeunes conducteurs », estime Philippe NOZIÈRE, Président de « 40 millions d’automobilistes ».
Supprimer des fautes éliminatoires reviendrait à banaliser des comportements qui, s’ils ne provoquent pas systématiquement un accident, n’en demeurent pas moins des infractions susceptibles de mettre des vies en danger.


3 month_ago
52



























.jpg)






French (CA)