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Alors que les importations représentent 32 % du marché français de l’occasion selon l’Indice de transparence de carVertical, une voiture importée présente 1,8 fois plus de risques de kilométrage trafiqué qu’un véhicule acheté localement.
O.T. - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
Une récente étude menée par le spécialiste de la data automobile révèle que les modèles importés, récents et premium concentrent les risques les plus élevés.
En France, 65,2 % des concessionnaires ayant répondu à l’enquête importent des véhicules d’occasion de l’étranger confirmant une dépendance massive aux échanges transfrontaliers sur ce marché.
Mais l’absence de registre automobile européen unifié et le manque d’échange systématique de données entre pays rendent les historiques plus fragmentés dès qu’un véhicule change de marché.
Les importations constituent le premier facteur de risque
Cette réalité a un impact direct sur le risque de kilométrage trafiqué, qui est 1,8 fois plus élevé sur une voiture importée que sur un véhicule acheté localement.
Parmi les concessionnaires importateurs de véhicules, 53,3 % vérifient l’historique de chaque véhicule, 33,3 % vérifient uniquement les véhicules venant de l’étranger et 13,3 % déclenchent un contrôle seulement si la voiture est haut de gamme.
Pour les professionnels, l’origine du véhicule pèse davantage que son prix : une voiture importée est plus risquée qu’un modèle haut de gamme.
Le partage de l’historique d’un véhicule est aujourd’hui le plus répandu sur le segment premium, où 50 % des concessionnaires fournissent systématiquement un rapport. Photo Adobestock
La “voiture récente” : des dommages moins visibles, mais plus coûteux
Les voitures récentes et premium concentrent un risque souvent sous-estimé : le coût des dommages dissimulés. En France, 18,4 % des modèles de 2021 présentent des dommages enregistrés, un taux qui atteint 15,9 % pour les véhicules de 2022 et remonte à 21,6 % pour ceux de 2023 . Des chiffres qui rappellent que la jeunesse d’un véhicule ou son positionnement haut de gamme ne garantissent ni un historique irréprochable, ni une absence de réparations antérieures.
Ce risque est d’autant plus critique que le coût des réparations a fortement augmenté ces dernières années. Le coût moyen des réparations est passé d’environ 2 000 € pour un modèle des années 2000 à 6 300 € pour un modèle de 2020, pour atteindre près de 12 900 € sur un modèle de 2023.
« Sur les segments récents et premium, une seule réparation non détectée peut suffire à transformer une vente rentable en perte financière significative. Dans un marché où les véhicules les plus valorisés sont aussi les plus risqués, la confiance ne suffit plus : la vérification systématique des véhicules est une nécessité pour protéger l’investissement des professionnels et sécuriser durablement le marché de l’occasion », explique Matas Buzelis, expert automobile chez carVertical.


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