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La conduite d’un véhicule suppose une bonne condition physique, or les personnes atteintes d’allergies saisonnières savent à quel point les manifestions de cette pathologie peuvent être handicapantes au volant… C’est le moment d’être vigilant !
Le Progrès - Hier à 17:15 - Temps de lecture :
Tous les allergiques connaissent ces symptômes : les yeux qui se remplissent de larmes, les picotements sous les paupières, le nez bouché ou, au contraire, les fosses nasales qui se vident, les crises d’éternuement…
On oublie qu’un simple éternuement provoque automatiquement une fermeture des yeux. À 50 km/h, ce clignement prolongé va générer, en une petite seconde, un angle mort d'au moins 14 mètres.
Selon l’expert en médecine routière du groupe Dekra : ” les réactions aux allergènes comme le pollen se caractérisent souvent par des symptômes tels que de la fatigue, l’envie de dormir ou des difficultés de concentration. Ces états génèrent une hypovigilance comparable aux risques bien connus de la conduite en état de fatigue : ralentissement des réflexes, baisse de l'attention et augmentation du risque d’erreurs.”
Aux manifestations de l’allergie peuvent s’ajouter les effets de son traitement…
Gare aux médicaments
Un autre facteur de risque est la prise de médicaments. “ les antihistaminiques de première génération peuvent provoquer de la somnolence, réduisant ainsi le temps de réaction du conducteur. Les médicaments plus récents sont moins impactants sur ce point, mais ils n’ont pas les mêmes effets sur tout le monde. C’est pourquoi il vaut toujours mieux les prendre au coucher, sans risquer que leurs effets potentiels affectent l'aptitude à conduire.”
Que dit la réglementation ?
La question spécifique des allergies et de leur traitement s’inscrit dans le cadre général du Code de la Route et de l’arrêté du 28 mars 2022, qui dans son article premier stipule que « la conduite d'un véhicule terrestre à moteur requiert une aptitude physique, cognitive et sensorielle. Le conducteur apprécie sa capacité à conduire au regard de ses affections médicales, de son état de fatigue et de vigilance, de sa capacité de mobilité, de la prise de médicaments ou de substances psychoactives (…) « l'affection médicale » comprend les pathologies, symptômes, handicaps ou déficits sensoriels susceptibles d'affecter l'aptitude médicale à la conduite.
Nos conseils
• Éviter de conduire ou de faire du vélo en cas de fatigue ou de difficulté de concentration,
• Remplacer régulièrement les filtres d’habitacle, et en particulier le filtre à pollen,
• Garder les fenêtres fermées et privilégier la ventilation filtrée,
• Tester avant de conduire l'effet de vos médicaments en les prenant le soir,
• Suivre les instructions relatives à l'aptitude à la conduite figurant sur la notice du médicament,
• Porter des lunettes de soleil afin de réduire l'irritation oculaire,
• En cas d'éternuements importants, s’abstenir de conduire ou interrompre son déplacement.


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