74 % des Français considèrent la voiture comme un luxe et 63 % déclarent avoir subi une hausse de leur assurance auto au cours des douze derniers mois. Face à cette pression financière, réduire sa prime annuelle devient une priorité, mais à quel prix ?

O.T. - Aujourd'hui à 06:38 | mis à jour aujourd'hui à 06:39 - Temps de lecture :

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Dans un contexte de forte tension sur le budget des ménages, l’assurance auto n’échappe plus aux coups de ciseaux. Une étude menée par Leocare la néo-assurance, basée sur l’analyse de plus de 350 000 contrats d’assurance, décrypte les stratégies mises en œuvre par les Français pour réduire leur prime annuelle. Si les économies peuvent atteindre 40 %, il n'y a pas de secret, c'est en diminuant d’une manière importante le niveau de couverture.

Une pratique de plus en plus récurente

Selon l'analyse, plusieurs leviers permettent de réduire significativement le coût de son assurance auto avec des gains allant jusqu'à 40% dans certains cas. Le niveau d'économies réellement atteignable dépend en effet du profil du conducteur, de son usage du véhicule et de sa valeur. 

« Les économies affichées sont des ordres de grandeur. En pratique, tout dépend du profil de l'assuré » explique Christophe Dandois, de l'assurance Leocare. « L'enjeu n'est pas de tout réduire au maximum, mais d'ajuster intelligemment la protection et le prix pour ne pas se retrouver sans la couverture adaptée. »

Les différents leviers pour faire baisser les prix 

Le principal levier d’économie reste le changement de formule d’assurance. Passer d’un contrat tous risques à une formule au tiers permet d’économiser entre 30 et 40 % sur sa prime annuelle. Mais cette baisse de coût s’accompagne aussi du niveau de risque le plus élevé car en cas d’accident responsable, les dommages sur le véhicule du conducteur ne sont plus pris en charge. 

D’autres arbitrages sont également fréquents, par exemple la suppression de la garantie bris de glace qui permet d'économiser jusqu’à 20 % sur sa prime d'assurance, tandis que le relèvement des franchises peut réduire la prime de 10 à 15 %.

56% des Français n’auraient plus les moyens de payer leur assurance

La suppression de l’assistance 0 km représente environ 7 % d’économies et retirer le véhicule de remplacement permet de gagner autour de 5 %. Cette pression rend ces choix risqués. À l’inverse, certaines garanties peu coûteuses à maintenir peuvent avoir des conséquences importantes lorsqu’elles sont supprimées.

C’est notamment le cas de la garantie catastrophe naturelle, attentat ou risque technologique, dont la suppression génère environ 10 % d’économies mais expose à un niveau de risque financier particulièrement élevé. «On voit beaucoup d'assurés supprimer plusieurs garanties à la fois pour économiser rapidement. Une assurance ne se construit pas en retirant des briques au hasard, c'est l'équilibre global du contrat qui assure une protection réelle. » détaille Christophe Dandois, cofondateur de Leocare. 

Optimiser son contrat plutôt que le démanteler 

En matière d’assurance auto, il n’existe pas de solution universelle. Le bon niveau de couverture dépend d’un équilibre entre budget, usage et niveau de risque accepté. Alors que 47 % envisageraient sérieusement de changer d’assureur pour une hausse annuelle de 10 % ou moins, la tentation de réduire les garanties est forte.

Comme pour l’assurance habitation, les Français ont tendance à ajuster leur couverture sans toujours mesurer les conséquences. Une logique qui peut conduire à des économies de court terme… mais à des coûts bien plus importants en cas de problème.

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