Aurel Bacs aurait plu à Balzac. Primus inter pares d’un monde discret où l’émotion dépasse la raison, il est connu pour avoir fait décoller les enchères horlogères au cours des dernières décennies. Dans son costume lissé de commissaire-priseur, il a crevé record après record, jusqu’au sommet: une Rolex Paul Newman vendue 17,8 millions de dollars (14,5 millions de francs actuels) en 2017. Mais il est un personnage de comédie humaine avant d’être un as du marteau. Et ses confessions, s’il acceptait un jour de les livrer, dresseraient un tableau saisissant de la collectionnite qu’ont engendrée les garde-temps.
A l’entendre, ce n’est pas lui qui a décidé de suivre cette voie, ce sont les montres qui l’ont choisi. Fils d’un architecte fou d’horlogerie, il est arrivé dans le milieu des enchères «par passion» et il est resté «pour la communauté». Tous ces amateurs, collectionneurs, quidams, couronnés, milliardaires, horlogers, artisans, grands patrons dont il est devenu le confident, le conseiller, le confesseur et parfois l’aiguillon. «Je parle à l’oreille des marques…»


1 day_ago
47





















.jpg)






French (CA)