La mort du jeune Thomas Perotto (16 ans) à la fin d’un bal de village à Crépol, dans la Drôme, en novembre 2023, continue de nourrir la polémique en France près de trois ans après le drame. En juillet dernier, les juges d’instruction qui arrivent à la toute fin de leur procédure avaient annoncé finalement prendre en compte la circonstance aggravante de racisme dans leur accusation des mis en cause. Pour ces enquêteurs de la justice française, les actes pourraient avoir été commis dans l’optique de tuer des personnes appartenant «à la race blanche et à la nation française». La dizaine de jeunes assaillants mis en examen étaient venus en grande partie du quartier sensible de la Monnaie à Romans-sur-Isère et avaient agressé au couteau des jeunes de ce bal campagnard à 20 kilomètres de chez eux.
Nouveau rebondissement révélé par Le Point ce lundi 17 août: dans son réquisitoire complémentaire suite à ces annonces, le parquet de Valence confirme qu’il rejette cette analyse. Pour lui, la dizaine de témoignages rapportant des propos racistes au cours des violences (comme «on est là pour planter des Blancs») sont minoritaires et parfois évolutifs au fil des entretiens. Le parquet ajoute qu’«aucun témoin n’est en capacité de les imputer à l’un ou l’autre des mis en examen».


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