La publication du rapport de Charles Alloncle sur l'audiovisuel public a fait grand bruit, ce mardi 5 mai. Mais une question subsiste alors : que va-t-il se passer désormais ? Si le document n'a pas de valeur contraignante, mais son auteur compte bien peser dans le débat politique et parlementaire dans les semaines à venir.
Charles Alloncle déterminé à tout faire pour que ses recommandations ne tombent pas aux oubliettes. Ce mardi 5 mai, le député Union des droites pour la République (UDR) de l'Hérault a donné une conférence de presse pour la publication de son rapport ayant suivi la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.
Dès le 25 juin prochain, le groupe UDR aura la maîtrise de l'agenda parlementaire grâce à sa niche. Avec l’accord de son président, Éric Ciotti, le député compte déposer un texte pour encadrer les conflits d’intérêts entre l’audiovisuel public et les sociétés de production privées. Un moyen pour lui de mettre sur la table ce qu’il considère comme la mesure la plus fondamentale de son rapport.
"Il faut éviter les conflits d'intérêts"
"Pour moi, c’est une recommandation qui est totalement consensuelle. La gauche et la droite devraient se réunir pour dire : 'il y a des conflits d’intérêts importants, il y a une privatisation qui est aujourd’hui à l’œuvre sur le service public de l’audiovisuel, particulièrement chez France TV qui consacre un milliard à l’externalisation à des sociétés de production privées.' Il faut éviter, d’une certaine façon, ces conflits d’intérêts", a-t-il énuméré ce mardi.
Au-delà de cette proposition de loi, Charles Alloncle espère que son rapport servira de déclencheur pour d’autres réformes majeures. Reste à savoir si la volonté politique sera au rendez-vous.
Mais pour le député, une chose est claire : sans évolution rapide, le thème de la privatisation de l’audiovisuel public pourrait s’imposer lors de la campagne présidentielle.


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