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Au tour de PSPP et de Ruba Ghazal de se rendre à Chicoutimi

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Après les chefs libéral et conservateur, au tour du chef de Parti Québécois, Paul St-Pierre-Plamondon et de la co-porte-parole de Québec Solidaire, Ruba Ghazal, de se rendre à Chicoutimi pour montrer leur appui à leur candidat en vue de l’élection partielle.

Pour le chef du Parti québécois, il s'agit d'une cinquième visite dans la circonscription depuis le déclenchement de la partielle, qui vise à combler le siège de l'ancienne députée et ministre responsable de la région, Andrée Laforest.

La candidate du PQ, Marie-Karlynn Laflamme, est en tête dans les intentions de vote, selon un sondage de la firme Pallas commandé par le Parti conservateur du Québec.

Même si son parti est en bonne posture de remporter un autre siège à l’Assemblée nationale, Paul St-Pierre Plamondon préfère ne rien tenir pour acquis.

C'est toujours un test, a-t-il déclaré au micro de l’émission Place publique. On a gagné les partielles de Jean-Talon, Terrebonne, Arthabaska et, à chaque fois, c'est un nouveau chapitre, des sujets différents et c'est une super occasion d'aller à la rencontre des gens, a-t-il poursuivi.

Le scrutin dans Chicoutimi revêt beaucoup d’importance aux yeux du chef péquiste, qui considère la région comme un terreau fertile pour aller chercher des gains.

Il y a une histoire d'amour avec la région et l'indépendantisme [...]. Ici, c'est pas mal l'épicentre de ces idées-là. C'est pas mal la fondation du Parti québécois, avait-il affirmé en mêlée de presse plus tôt en matinée à Place du Royaume, accompagné de sa candidate et du député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé.

On aurait dû nationaliser

PSPP a aussi profité de son passage pour s'adresser aux travailleurs de l’usine de Domtar de Kénogami, qui craignent que l’avenir de leur usine soit menacé en raison de transfert de propriété d'infrastructures hydroélectriques effectués par l'entreprise.

Un gouvernement du Parti Québécois ne laissera jamais l'énergie de ces barrages-là aller ailleurs, et ça veut dire qu'on va intervenir législativement, a fait savoir l’élu de Camille-Laurin.

On aurait dû tout nationaliser.

Paul St-Pierre-Plamondon prend la pose.

Paul St-Pierre-Plamondon était de passage à Chicoutimi pour soutenir sa candidate en vue de l'élection partielle.

Photo : Radio-Canada / Julien B. Gauthier

Le chef du PQ estime notamment que les besoins des projets économiques pour le Saguenay sont déjà criants.

Les besoins pour ces mégawatts-là pour les PME d'ici sont là [...] Donc l'engagement du Parti Québécois est ferme, a-t-il poursuivi.

PSPP a aussi laissé entendre qu’il jugeait intéressante l’idée de modifier la loi 24, auparavant projet de loi 69, pour éviter que les entreprises privées puissent vendre et acheter de l'électricité entre elles.

Un bâtiment vu de face

La centrale de Domtar-Résolu à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Ouvert à des « clauses grand-père » en immigration

Questionné sur sa volonté de réduire les seuils d’immigration, le chef du PQ a aussi voulu se faire rassurant auprès des PME du secteur manufacturier, qui craignent de voir leurs travailleurs étrangers quitter en raison notamment de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

On est là pour favoriser les PME. Donc, non seulement on est ouverts à octroyer des clauses grand-père parmi ces travailleurs qui sont déjà intégrés, puis déjà importants pour l'entreprise, a assuré le chef péquiste.

Chicoutimi, un défi pour QS

La co-porte-parole féminine de Québec solidaire, Ruba Ghazal, cumule elle aussi les visites dans Chicoutimi pour faire connaître sa candidate, Jeanne Palardy.

La jeune femme de 27 ans est coordonnatrice du Centre féminin du Saguenay, une maison d'hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.

Alors que la campagne pour l'élection partielle tire à sa fin, Ruba Ghazal admet que la circonscription de Chicoutimi représente un défi pour sa formation, qui n’a jamais fait élire un député au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle estime toutefois que les électeurs solidaires sont au rendez-vous sur le terrain.

Il y a des gens qui croient aux valeurs qu'on porte et aussi aux propositions qu'on met de l'avant. C'est important que ces gens-là aient une voix, souligne Ruba Ghazal. On va travailler, on est à l'offensive sur les enjeux qui touchent les gens, comme le coût de la vie. Votre voix est entendue, a-t-elle mentionné.

Jeanne Palardy et Ruba Ghazal, devant une épicerie.

La candidate solidaire pour l’élection partielle dans Chicoutimi, Jeanne Palardy, et la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal.

Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc

S’attaquer au coût de la vie est un d’ailleurs un enjeu qui a incité Jeanne Palardy à se lancer en politique. On a des travailleurs qui ne sont plus capables de se payer l’épicerie, ce n’est pas le normal, a laissé tomber la candidate solidaire.

Selon Ruba Ghazal, la candidate pour QS est la mieux placée dans cette course pour comprendre les enjeux liés au coût de la vie et l’accès au logement, car elle travaille tous les jours avec des gens qui souffrent.

Tant Paul St-Pierre-Plamondon que Ruba Ghazal ont affirmé qu’ils seraient de retour au moins une fois dans la circonscription pour appuyer leur candidat d’ici le jour du scrutin.

Avec les informations d'Anissa Leduc

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