Entre 2005 et 2025, le Français moyen a parlé 120.000 mots de moins par an, selon un article de la revue Perspectives on Psychological Science. En cause, les modifications de nos rythmes de vie, qui passent désormais par le numérique avant le contact humain.
Nous parlons de moins en moins au quotidien. Selon une étude américaine publiée dans la revue Perspectives on Psychological Science, nous utilisons au quotidien 338 mots de moins dans notre discours par rapport à l'année 2005, soit une perte de 120.000 mots par an. Dans le détail, en 2019, nous prononcions 12.700 mots par jour, contre 16.000 en 2005.
Ce sont particulièrement des mots qui servaient lors de petits échanges : dans l'ascenseur, à la caisse d'un magasin, ou encore pour demander son chemin dans la rue. Aujourd'hui, nos modes de vie ont été bouleversées, avec l'essor des caisses automatiques, des courses sur internet et des GPS sur téléphone. Ce qui explique, en partie, la baisse du volume de parole.
Une baisse de la stimulation cérébrale
Toutes les tranches d'âge sont touchées, mais ce sont particulièrement les jeunes qui prononcent moins de mots au quotidien. Ils échangent plus par message écrit. Sauf que le manque de conversation peut avoir de multiples conséquences.
"Si j'ai moins d'échanges et de verbes, je stimule moins les fonctions cérébrales, affectives, sociales. Je pense qu'on peut aussi parler des plus jeunes, tous petits, moins stimulés par la communication. Il y a effectivement des conséquences sur le développement cognitif et affectif et relationnel", explique ainsi le docteur Gilles Marie Valet, pédopsychiatre.
Le médecin conseille de garder des temps bien déterminés sans écran pour conserver la spontanéité des échanges et toujours nourrir le lien social.


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