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Plus de trente ans après le dernier référendum sur l’indépendance du Québec, une partie de la nouvelle génération rêve de faire de la province canadienne un pays souverain. Propulsé par une viralité sur les réseaux sociaux, le mouvement fait entendre sa voix à l’approche des élections provinciales.
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LETTRE DE MONTRÉAL
Lors d’une manifestation pour l’indépendance du Québec, à Montréal, le 25 octobre 2025. A première vue, c’est un café comme les autres. Avec son comptoir, ses fauteuils, et ses clients attablés. Mais un premier indice trahit rapidement sa singularité : ici, pas question de commander un Americano, barré sur le menu et remplacé par un Québécano. Partout dans la salle, les murs sont recouverts de symboles québécois – le drapeau de la province, la fleur de lys, et la langue française, érigée en étendard. Quant aux nombreuses affiches, elles ne laissent plus aucun doute sur la vocation politique du café. « Notre vrai pays, c’est le Québec », revendique l’une d’elles comme un pied de nez au fédéralisme canadien.
Ouvert en mars dans un quartier cosmopolite de Montréal, Club Pays se veut une vitrine des idées indépendantistes de la province francophone. Le projet, porté par le mouvement de jeunesse Organisations Unies pour l’indépendance Québec (OUI Québec), a trouvé son inspiration en Catalogne et au Pays basque, où ces cafés citoyens auraient constitué des foyers de mobilisation.
Le lieu, accessible au grand public, est à la fois un quartier général, un espace de débat et une source de financement pour le mouvement – l’intégralité des recettes du café sont versées à la lutte pour la souveraineté du Québec. Son autre particularité, bien visible, tient à l’âge de ses employés bénévoles. Tous ont la vingtaine, et n’ont pas connu le dernier (et second) référendum sur l’indépendance de la province, en 1995, remporté de justesse par le camp du non avec 50,58 % des voix.
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