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Le vice-président du Rassemblement national a cependant tenté de prouver que Laurent Salles avait bien été son assistant parlementaire.
La cour était-elle fatiguée après une journée et demie d’interrogatoire de Marine Le Pen ? Le cas de Louis Aliot, vice-président du RN (autrefois FN), a été expédié jeudi en 90 minutes au procès en appel de l’affaire dite « des assistants des eurodéputés FN ».
Méritait-il qu’on lui consacrât davantage de temps ? À l’instar de ses coprévenus passés à la question avant lui, Louis Aliot en a rabattu depuis la première instance. Certes, il considère toujours que le Parlement européen n’avait pas à commettre d’« intrusion » dans le travail des élus - comprendre : à fourrer son nez dans le travail des assistants rémunérés par les contribuables de l’UE. Mais l’essentiel de sa défense ne repose pas sur ce juridisme singulier dont tous les juges saisis ont fait litière.
« Ça flottait dans les rubans »
Louis Aliot explique que l’arrivée inédite de 23 eurodéputés FN en 2014 « s’est faite dans un très grand désordre, ce qui a engendré beaucoup de dysfonctionnements au moins pendant la première année »…


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