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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Les conseils de Thierry Gaubert et Alexandre Djouhri ont fait valoir mercredi leurs arguments devant la cour d’appel.
Le conseil d’Alexandre Djouhri va, il s’en fait fort, s’attaquer «farouchement» à l’accusation, qui a requis 6 ans de prison et un mandat de dépôt à l’encontre de son client, au procès en appel de l’affaire dite «du financement libyen».
Me Pierre-Henri Bovis fut peut-être farouche, c’est une question de goût; long, très long, (près de 4 heures), en revanche, cela ne se discute pas. Dans un préambule, l’avocat qui plaide la relaxe dénonce un «traquenard judiciaire», une «histoire inventée de toutes pièces», un «délit de sale gueule», en se plaçant sur le haut patronage de l’œuvre pompière peinte au plafond, la Justice éclairée par la Vérité (Léon Bonnat, 1901).
Il n’y a pas ou «si peu de preuves», soutient-il, de ce que son client, dont l’attitude parfois désinvolte a incommodé la cour, a commis tout ce dont il est accusé. Alors qu’il pourrait se contenter d’avancer des arguments de droit - il n’en manque pas et plusieurs sont de qualité -, Me Bovis se croit inspiré en émaillant son propos…


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