NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’électrique reste encore perçu comme « cher », pourtant en observant les chiffres mondiaux, le constat est sensiblement différent. Porté par l’expansion des marques chinoises et la chute du prix des batteries, le prix moyen d’un véhicule électrique est devenu inférieur à celui d’un hybride.
Le discours ambiant en Europe, on ne le connaît que trop bien : l’électrique coûte « trop cher » et l’hybride s’impose comme une alternative plus raisonnable pour le portefeuille. Pourtant, en prenant un peu de hauteur, l’histoire est tout autre.
Selon une étude du cabinet d’analyse S&P Global Mobility relayée par Nikkei Asia le 8 août 2026, un cap symbolique aurait été franchi. Si l’on calcule les prix catalogue moyens, sans inclure les subventions publiques, une voiture électrique coûte désormais en moyenne 37 000 dollars contre 39 000 dollars pour une voiture hybride.
Des électriques qui baissent et des hybrides qui augmentent
Entre 2020 et 2025, le prix moyen d’un véhicule 100 % électrique a chuté de 9 %, tandis que celui des hybrides s’est envolé de 16 % sur la même période. Plusieurs facteurs expliquent ce renversement : la chute des prix des batteries et l’expansion des marques chinoises dans le monde entier.

La batterie représente encore environ 30 à 40 % du coût d’un véhicule électrique. Or, d’après les données de BloombergNEF, le prix du kWh de batterie lithium-ion a dégringolé de 37 % entre 2020 et 2025, même si tous les pays ne sont pas égaux face à cette baisse. Ce résultat s’explique autant par la surcapacité de production en Chine que par le passage de la chimie NMC à la chimie LFP, beaucoup moins coûteuse.
La montée en puissance des constructeurs chinois dans le monde entier explique également pourquoi les prix moyens ont baissé. La guerre des prix initiée en Chine ne se limite plus au seul marché local. Pour survivre, les constructeurs chinois ont commencé à chercher d’autres débouchés : en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Europe. Ils y arrivent avec des véhicules proposés à des prix compétitifs par rapport à l’équipement, ce qui fait souvent baisser le prix moyen des véhicules électriques.
Un chamboulement géopolitique
Des pays comme la Thaïlande, le Mexique ou le Brésil ont longtemps vu leur marché dominé par les constructeurs japonais (Toyota et Honda en tête), qui y vendaient leurs technologies hybrides avec l’argument d’un prix d’achat raisonnable. Aujourd’hui, les marques chinoises y débarquent avec des véhicules 100 % électriques (et hybrides) moins chers à l’achat, plus modernes et plus économiques à l’usage.
En Thaïlande, les marques chinoises captent désormais près de 30 % des ventes de voitures neuves, alors qu’il s’agissait d’un marché verrouillé par les marques japonaises. Ces ventes bénéficient notamment des aides accordées aux véhicules électriques, alors que les autres marques étrangères délaissent complètement le marché (constructeurs japonais comme européens). Les constructeurs chinois ont également joué le jeu de la production locale, ce qui a accéléré leur adoption par la population. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Si les constructeurs japonais se retrouvent lourdement touchés sur ces marchés, c’est parce qu’ils ont tout misé sur l’hybride. Or, sur les marchés émergents, une BYD Dolphin ou une Seagull (Dolphin Surf en France) coûte aujourd’hui moins cher à l’achat et à l’usage qu’une Toyota Yaris hybride. C’est également valable sur des véhicules plus conséquents.
Pour aller plus loin

Les chiffres de S&P Global Mobility démontrent que l’électrique n’est plus une technologie de niche réservée aux hauts revenus. Ce sont plutôt les hybrides rechargeables qui tiennent ce rôle. Sur les 80 % du marché automobile mondial couverts par des pays qui ne protègent pas artificiellement leurs frontières (comme l’Europe ou les États-Unis), la bascule est déjà engagée. L’électrique est en train de lui retirer son principal avantage : le prix.
Bien sûr, ce constat est d’autant plus notable dans les pays qui cherchent à réduire leur dépendance aux importations de carburants fossiles et qui favorisent donc l’adoption de la voiture électrique grâce à des subventions pour l’électrique ou à la taxation des autres motorisations.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


1 hour_ago
24



























.jpg)






French (CA)