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Des hommes armés ont fait irruption à moto, pendant la nuit de samedi à dimanche, dans le village de Kasuwar Daji, dans la zone de gouvernement local de Kaura Namoda, où ils ont d’abord attaqué une base militaire située à la périphérie de la localité.
Au moins 52 personnes, parmi lesquelles des enfants, ont été enlevées par des hommes armés ce week-end lors de l’attaque d’un village de l’Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, ont annoncé des sources locales à l’Agence France-Presse (AFP), lundi 3 août. Les enlèvements sont devenus une source majeure de revenus pour les groupes armés au Nigeria, qu’il s’agisse de djihadistes, dans le Nord-Est, ou de gangs criminels surnommés localement « bandits », qui contrôlent une grande partie du Nord-Ouest.
Des hommes armés à moto ont fait irruption au cours de la nuit de samedi à dimanche dans le village de Kasuwar Daji, dans la zone de gouvernement local de Kaura Namoda, attaquant d’abord une base militaire située à la périphérie de la localité, ont raconté des habitants à l’AFP. Les assaillants se sont emparés de fusils et ont incendié un véhicule de patrouille militaire, avant de prendre le village pour cible et d’y enlever des dizaines de personnes.
« Au départ, ils ont enlevé plus de 100 personnes », puis en ont relâché, pour en retenir finalement 52, a expliqué Shehu Abullahi, dont la fille de 12 ans figure parmi les personnes kidnappées. « Les hommes armés sont allés de maison en maison, enlevant de nombreuses personnes », a déclaré un autre habitant, Ahmad Usman. « Ils ont enlevé les épouses de deux de mes fils et ont également emmené deux adolescentes de ma famille », a-t-il assuré.
Des violences dans l’Etat de Sokoto
Un porte-parole de l’armée, Olaniyi Osoba, a affirmé que les troupes avaient repoussé « avec succès » l’attaque contre la base militaire. Les assaillants y ont cependant tué un soldat et un policier et ont « enlevé un nombre indéterminé d’habitants » du village, a-t-il ajouté. Dans un communiqué, il a attribué l’attaque à des « terroristes », un terme employé par les autorités nigérianes pour désigner différents groupes armés.
Contacté par l’AFP, le porte-parole de la police de l’Etat de Zamfara n’a pas répondu à nos sollicitations dans l’immédiat.
L’attaque contre Kasuwar Daji est survenue après un autre épisode de violences, contre un village de l’Etat de Sokoto, voisin. Un habitant de cet Etat a rapporté à l’AFP qu’au moins 11 personnes avaient été tuées par des hommes armés à Sabon Birni, une localité située près de la frontière entre le Nigeria et le Niger. Selon les médias nigérians, l’attaque a eu lieu entre samedi soir et dimanche après-midi.
Des gangs de « bandits » opèrent dans de vastes zones rurales du nord-ouest et du centre du Nigeria, où la présence de l’Etat est faible. Ils sont connus pour prélever des « taxes » aux agriculteurs, voler du bétail, piller des villages et être impliqués dans des activités minières illégales.
Le Monde avec AFP


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