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Trente-deux ministres ont prêté serment devant le roi du pays, Mohammed VI, vendredi 16 octobre, mais 40 % d’entre eux étaient déjà en poste. Les femmes, elles, reculent dans la hiérarchie gouvernementale.

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Le roi Mohammed VI du Maroc, aux côtés de la première ministre, Fatima Ezzahra El-Mansouri, et des membres du gouvernement nommé le 16 octobre, au palais royal de Rabat, le 16 octobre 2026. Le roi Mohammed VI du Maroc, aux côtés de la première ministre, Fatima Ezzahra El-Mansouri, et des membres du gouvernement nommé le 16 octobre, au palais royal de Rabat, le 16 octobre 2026.

Il aura donc fallu un peu plus de trois semaines, après le scrutin législatif du 23 septembre, pour que soit annoncé le nouvel exécutif marocain. Au palais royal de Rabat, vendredi 16 octobre, trente-deux ministres ont prêté serment devant Mohammed VI. Ordre protocolaire oblige, la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El-Mansouri, fut la première à s’incliner face au souverain, dans la salle du trône.

Principale nouvelle, sans être une surprise, Fouzi Lekjaa dirige le ministère de l’économie et des finances. Chargé du budget dans le gouvernement précédent d’Aziz Akhannouch, le fonctionnaire se voit récompenser pour son ralliement. Jamais encarté jusque-là, il avait rejoint, deux mois avant le scrutin, le Parti Authenticité et modernité (PAM), vainqueur des élections. Celui qui préside la fédération marocaine de football, et que le roi a chargé d’organiser la prochaine Coupe du monde de football (aux côtés de l’Espagne et du Portugal), aura ainsi la main sur les dépenses publiques du pays dans la perspective de l’événement sportif de 2030.

Autre domaine dans lequel le Maroc nourrit des ambitions : l’intelligence artificielle, qui hérite pour la première fois d’un ministère. Ses rênes ont été confiées à un homme de 68 ans, Ahmed Rahhou, jusqu’alors président du Conseil de la concurrence. L’ancien patron de l’entreprise de l’agro-industrie Lesieur Cristal au Maroc, qui fut aussi ambassadeur du royaume auprès de l’Union européenne, a été préféré à la scientifique Amal El Fallah Seghrouchni. Venue du laboratoire d’informatique CNRS-Sorbonne Université, celle-ci était jusqu’à présent chargée de la transition numérique.

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