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Par Le Figaro avec AFP
Le 25 mars 2026 à 12h19

Se restaurer sous les arbres en fleurs reste un rendez-vous majeur du printemps au pays du Soleil levant. Mais entre inflation et contexte international, la saison des sakura pourrait, cette année, réserver de mauvaises surprises.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est une tradition. Depuis des siècles, les Japonais célèbrent l’arrivée du printemps par des pique-niques sous de majestueux cerisiers aux délicates fleurs roses et blanches, symboles du pays. Mais le coût de cette coutume printanière a bondi de 25% depuis 2020, selon Hideo Kumano, économiste en chef de l’Institut de recherche de l’assureur japonais Dai-ichi Life.
Dans son dernier rapport, publié mardi, il établit un «indice de floraison des cerisiers», fondé sur une moyenne pondérée des prix de 14 produits alimentaires et de boissons populaires lors de ces fêtes. Ce document paraît alors que les cerisiers du Japon s’apprêtent à atteindre leur pleine floraison début avril, période du hanami, où des millions de personnes se déplacent pour admirer les fleurs.
Des hausses accentuées par le contexte international
L’indice établi par l’économiste regroupe les prix des en-cas les plus populaires : les onigiri (boulettes de riz), les plateaux-repas, les sushis à emporter, le pain, le poulet frit, les brochettes de poulet grillé, les confiseries, les brioches sucrées, les chips, le thé, les sodas, la bière, le vin et les cocktails en canette. La vitesse de progression de cet indice a largement dépassé celle de l'indice des prix à la consommation, qui a augmenté de 12,2% depuis 2020, écrit Hideo Kumano.
La flambée des prix de tous les produits, du sucre aux emballages en plastique, a contribué à la hausse de l'indice. Le prix du poulet a également augmenté en raison de la hausse du coût des aliments pour animaux, comme le maïs et le soja.
L’augmentation du prix du pétrole, récemment accentuée par la guerre en Iran, a également renchéri le coût des biocarburants, pour lesquels la canne à sucre est utilisée, précise l’économiste. De quoi alourdir un peu plus le budget de cette tradition printanière.


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