NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
« Je sais que certains Européens en ont gardé un goût amer, mais je pense qu’il est très important de discuter » avec tout le monde, y compris la Russie, a déclaré le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent.
Le ministre des finances américain, Scott Bessent, lors de la réunion du G20 Finance, à Asheville (Caroline du Nord), le 1ᵉʳ septembre 2026. Les Etats-Unis assument d’avoir invité un ministre russe au G20 Finances sur leur sol malgré le « malaise » évoqué par certains de leurs alliés en raison de la guerre menée par Moscou en Ukraine.
« Il n’y a pas eu d’impact » sur les discussions qui se sont étalées sur deux jours à Asheville (Caroline du Nord), a affirmé dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 septembre le ministre des finances américain, Scott Bessent, en conférence de presse. « Je sais que certains Européens en ont gardé un goût amer, mais je pense qu’il est très important de discuter » avec tout le monde « pour mettre fin à cet horrible conflit entre la Russie et l’Ukraine », a ajouté le secrétaire au Trésor.
La participation du ministre des finances russe, Anton Silouanov, « a créé un malaise, sans aucun doute », avait décrit un peu plus tôt à l’Agence France-Presse (AFP) son homologue canadien François-Philippe Champagne.
Habituellement persona non grata aux yeux des pays occidentaux, le ministre de Vladimir Poutine s’est installé, à l’invitation de Washington, autour de la grande table rassemblant les dizaines de délégués dans un majestueux complexe hôtelier au pied des Appalaches. Il a aussi pu s’entretenir personnellement avec Scott Bessent, personnalité phare du gouvernement de Donald Trump, mieux disposé que son prédécesseur démocrate Joe Biden vis-à-vis de Moscou.
« Ce n’est pas le moment »
A Asheville, l’Union européenne (UE) a obtenu qu’Anton Silouanov soit exclu de la traditionnelle photo de famille. Fait inhabituel : les médias ont été tenus à l’écart quand celle-ci a été prise lundi.
Lors d’un sommet du G20 sur l’innovation qui se tenait en parallèle ailleurs en Caroline du Nord, le problème a été contourné en faisant deux photos de famille : une où le ministre russe est présent sans les Européens et le Canadien, l’autre avec les Européens et le Canadien sans le Russe. « Ce n’est pas le moment de normaliser la Russie ou la présence de la Russie à ce genre de réunion », a jugé depuis Asheville le commissaire européen à l’économie, Valdis Dombrovskis.
Washington est cette année l’organisateur d’une série de réunions du G20, qui rassemble les grandes économies mondiales (Chine, Inde, Japon, France…). La première – celle des ministres des finances et banquiers centraux – s’est conclue mardi soir par un communiqué final de six pages transmis par les Américains.
Il y est notamment écrit que les ministres « soulignent que la liberté, la sécurité et la prévisibilité de la navigation dans le détroit d’Ormuz et partout dans le monde, ainsi que le règlement des guerres et conflits en cours sont essentiels pour assurer une croissance durable ». Il est précisé que le paragraphe mentionnant Ormuz – bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis – a été « approuvé par tous les membres du G20 à l’exception de la Chine ».
Pékin a rejeté d’autres paragraphes, en particulier ceux sur les « déséquilibres mondiaux », une mention souvent associée à l’excédent commercial du géant asiatique.
« Grandes divergences »
Scott Bessent a profité du sommet pour mettre en avant les politiques de l’exécutif américain, notamment en matière de dérégulation, y voyant un carburant pour la croissance. Il avait également pour objectif de convaincre les autres pays d’isoler l’Iran sur le plan économique, au travers des sanctions.
L’événement a été marqué par plusieurs restrictions d’accès : l’Afrique du Sud, pourtant membre permanent du groupe (comme la Russie), a été exclue en raison des différends politiques entre Pretoria et Washington.
Les organisateurs ont par ailleurs refusé d’accréditer plusieurs journalistes travaillant pour The New York Times, The Wall Street Journal ou encore l’agence de presse économique Bloomberg.
La dernière assemblée du G20 aux Etats-Unis réunira les chefs d’Etat en décembre dans un luxueux complexe de golf appartenant à Donald Trump à Miami (Floride). « Le sommet de décembre s’annonce compliqué », a estimé auprès de l’AFP l’analyste James Lindsay, rappelant les « grandes divergences entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi entre les Etats-Unis et [ses] alliés ».
Le Monde avec AFP


2 day_ago
27



























.jpg)






French (CA)