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Installé au Portugal, ce lieu créé par la chanteuse britannique va mettre va mettre en avant des ouvrages qui ont subi diverses formes de censure, notamment aux États-Unis.

MICHAEL TULLBERG / Getty Images via AFP
Après son « book club », Dua Lipa lance une bibliothèque un peu particulière. (image d’illustration)
Un geste fort contre la censure et qui rappelle que la lecture libère les esprits. Forte du succès de son « book club » (club de lecture) Service95, la chanteuse Dua Lipa a ouvert une bibliothèque au Portugal le samedi 27 juin. Le lieu, hébergé à la Livraria Lello, une librairie mythique de Porto, a un objectif un peu particulier, comme l’ont rapporté plusieurs médias américains dont The Cut et Rolling Stone.
Présentée comme la déclinaison physique du club Service95, la Manifesto Library présentera une sélection de 100 ouvrages qui « remettent en cause le pouvoir, la censure, l’exclusion et les discours dominants ». Parmi eux figurent La Servante écarlate de Margaret Atwood, dans le collimateur des Républicains aux États-Unis, ou encore les livres Salman Rushdie qui lui ont valu une fatwa et une attaque au couteau.
Dans un communiqué, Dua Lipa a présenté le projet de la Manifesto Library comme un « partenariat de rêve ». Soulignant que lire des œuvres du monde entier et d’horizons divers « nous rapproche les uns des autres », la chanteuse britannique déplore que « malheureusement, tout le monde n’y est pas favorable ». Comme vous pouvez le voir ci-dessous, des photos du lieu ont été partagées par l’artiste dans sa story Instagram.

Capture d’écran Instagram (@dualipa)
Capture d’écran d’une photo de la Manifesto Library partagée par Dua Lipa sur Instagram.
« Dans certains cas, l’auteur a payé de sa vie ses écrits »
La bibliothèque lancée par l’artiste apparaît comme une réponse au « book bans », les interdictions de livre souvent initiées par des gouvernements conservateurs ou autoritaires. Le phénomène a notamment beaucoup choqué aux États-Unis, où les Républicains les plus à droite ont lancé une chasse aux ouvrages perçus comme « inappropriés » pour les exclure des bibliothèques publiques ou scolaires.
À la Manifesto Library, « vous trouverez des ouvrages [dont] certains ont été interdits par des districts scolaires en raison de thèmes liés à la race ou à la sexualité », écrit Dua Lipa, d’autres ont été « interdits d’exposition » parce qu’« écrits pour un public LGBTQIA+ ». « Dans certains cas, l’auteur a payé de sa vie ses écrits », souligne l’interprète de One Kiss ou de Houdini.
« Cette bibliothèque est un sanctuaire dédié aux livres qui ont disparu », « aux lecteurs qui refusent qu’on leur dicte ce qu’ils ont le droit de lire » et « aux auteurs dont le courage démasque les structures de pouvoir et de contrôle » a expliqué Dua Lipa. Selon un décompte de PEN America repris par Actualitté, quelque 401 personnes étaient détenues ou emprisonnées en 2025 dans 44 pays en raison de leurs écrits ou de leur position d’auteur vis-à-vis de la liberté d’expression.


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