Suite au recul du gouvernement sur le 1er-Mai, beaucoup d’élus Renaissance ont fait part de leur colère au ministre du Travail et à travers lui, au Premier ministre. Ces derniers réclament la convocation d'une commission mixte paritaire.
Les députés Renaissance l’ont mauvaise. Après le recul du gouvernement sur l’élargissement du travail le 1er-Mai aux fleuristes et aux boulangers, le groupe de Gabriel Attal s’en est vivement pris ce mardi à Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, en réunion de groupes à l’Assemblée.
Matignon évoque le risque d’une motion de censure de la gauche
En toile de fond, un sentiment de trahison face au changement de braquet de Sébastien Lecornu. "Je me demande pourquoi je soutiens le gouvernement", lance ainsi le député des Deux-Sèvres Jean-Marc Fiévet. "Le gouvernement recule, encore face aux injonctions de la gauche", regrette de son côté Prisca Thévenot.
Une colère froide provoquée par la décision du Premier ministre de ne pas convoquer de commission mixte paritaire, sous pression des syndicats. Laquelle aurait été conclusive, la droite et le centre y étant majoritaire.
Matignon évoque en retour le risque d’une motion de censure de la gauche, qui aurait placé l’exécutif à la merci du Rassemblement National, mais les députés Renaissance n’en démordent pas.
Plusieurs d’entre eux ont proposé que Gérard Larcher et Yaël Braun Pivet contournent le gouvernement et convoquent de leur propre chef une commission mixte paritaire. Initiative poussée par Bruno Retailleau, pour qui le Parlement prendrait ainsi ses responsabilités face "à un gouvernement tétanisé par la peur de la gauche et des syndicats".


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