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DÉCRYPTAGE - La mort du comédien, qui a choisi l’euthanasie en Belgique après des années de douleurs qu’il attribuait à une prothèse de hernie, remet en lumière les inquiétudes autour de ces implants posés à plus de 200.000 personnes chaque année en France.
Son dernier message sonne comme un testament. Quelques heures après s’être fait euthanasier en Belgique, le comédien Arnaud Denis écrivait sur les réseaux sociaux en finir «avec la maltraitance médicale». Le metteur en scène de 43 ans souffrait de la pose, en juillet 2023, d’une prothèse de hernie à l’aine droite. À maintes reprises, il avait fait part de «ses souffrances atroces» qui l’ont conduit à se faire explanter lors d’une opération aux États-Unis. Malgré son retrait, son état s’est aggravé au fil des mois. «À présent je rends les armes. C’est mon droit. En tout cas en Belgique. Et je salue la profonde empathie, et la délicatesse de l’accompagnement médical que j’y ai reçu», a-t-il écrit dans ce même texte.
Dans un groupe Facebook nommé “Victimes Françaises de prothèses de hernie”, un collectif créé par l’ancien acteur et réunissant plus de 7000 personnes, les hommages se multiplient. Les témoignages aussi. Ils sont des centaines à décrire leurs souffrances : nausées, douleurs…


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