NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Politique 04/08/2026 15:36 Actualisé le 04/08/2026 16:54
À l’issue d’une réunion avec ses homologues européens, le ministre de l’Intérieur a dénoncé l’instrumentalisation des images de la crise par des « États étrangers ».
Après les divisions, l’unité ? Quelques jours après la crise migratoire de Ceuta, qui a vu arriver plusieurs dizaines de milliers de migrants dans cette enclave espagnole de l’Afrique du Nord, l’heure est à la mise au point. Les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne se sont réunis mardi 4 août en « réunion informelle » après les tensions apparues au sein de l’espace Schengen.
Dans un point presse donné à l’issue de la réunion, le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a rappelé que, non seulement, tous les États membres ont marqué leur solidarité avec l’Espagne, mais ont aussi « salué la gestion du gouvernement espagnol ». Une unanimité nouvelle alors que des pays comme l’Italie et le Danemark avaient réagi avec virulence dès les premières heures de la crise en appelant à exclure l’Espagne de la zone de libre circulation en Europe.
« Je suis très satisfait que l’Espagne ait réagi rapidement, notamment en déployant la police et l’armée, et que de nombreux migrants soient déjà retournés au Maroc », a effectivement affirmé le ministre danois de l’Immigration et de l’Intégration, Morten Bødskov, à l’issue de la réunion. « Mais ces événements montrent qu’il est absolument essentiel que nous gardions le contrôle des frontières de l’Union européenne », a-t-il poursuivi.
La division, « le pire des maux »
Si les ministres se sont mis d’accord pour améliorer la communication de crise globale, tous ont jugé, comme le rapporte Laurent Nuñez, que « la question de l’espace Schengen n’est pas le problème, mais la solution », notamment car aucune traversée de la Méditerranée n’a pu avoir lieu et donc aucune pénétration sur le continent européen non plus durant cette crise.
En revanche, le ministre de l’Intérieur et ses homologues ont déploré des « dissensions » apparues au sein de l’UE. « Le pire des maux » pour Laurent Nuñez, qui met notamment en cause la circulation d’images utilisées par certains États étrangers. Une ingérence informationnelle pratiquée par ceux qui « savent utiliser les positions divergentes des uns et des autres pour finalement attaquer l’Union européenne », sans explicitement citer les États en question. Contacté, le cabinet du ministre n’a, à cette heure, pas répondu à nos sollicitations.
L’UE face à la désinformation
Laurent Nuñez fait vraisemblablement référence aux dirigeants des États-Unis ou encore d’Argentine qui se sont régalés de la crise depuis l’autre côté de l’Atlantique. « Ça ressemble à une invasion », a ainsi déclaré le président Donald Trump tandis que son vice-président, JD Vance, dramatisait la crise. « Dieu merci. Notre président a été élu et la frontière de notre pays ne ressemble plus à ça, » a-t-il tweeté.
De son côté, le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner, a estimé que la « résilience » de l’Europe avait été mise à l’épreuve durant la crise dans l’enclave espagnole de Ceuta, mais qu’elle avait « réussi ce test » Cet épisode « nous a mis à l’épreuve : d’une part en termes de rapidité d’action, d’autre part en matière de solidarité, mais aussi dans notre capacité à résister à la désinformation », a-t-il déclaré.
Selon les derniers chiffres donnés par les autorités espagnoles, 70 000 des 72 000 migrants entrés illégalement sur l’enclave espagnole de Ceuta sont retournés au Maroc. À date, près de 75 corps ont été retrouvés, un bilan qui pourrait s’alourdir dans les prochains jours.


1 month_ago
23



























.jpg)






French (CA)