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L'heure est à la solidarité à Lebel-sur-Quévillon, au lendemain de l'incendie qui a détruit un immeuble de 16 logements.
Plus d'une trentaine de personnes, dont la moitié sont issues de l'immigration, ont perdu leur résidence et tous leurs biens dans cet incendie qui a éclaté vers 1 h dans la nuit de vendredi à samedi.
Plusieurs de ces sinistrés sont hébergés par des amis ou des résidents de la municipalité. Certains logent au motel temporairement.
La Croix-Rouge est sur place pour prendre en charge les sinistrés, mais cette aide cesse au bout de 72 heures, soit mardi avant-midi. Il faut donc loger une trentaine de personnes dans un contexte de pénurie de logements, précise le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière.
Les gens se posent beaucoup de questions. Le stress de la journée d’hier tombe, mais je leur ai parlé tantôt et ils me demandent : où est-ce que je vais habiter demain? Et je n’ai pas de réponse, se désole-t-il.
Un comité d’urgence s’est mis en place à Lebel-sur-Quévillon. Une rencontre est prévue dimanche en fin de journée. La priorité est mise sur ceux qui dorment temporairement au motel.
On aimerait que, dès ce soir, tout le monde ait un hébergement stable. On va se mettre sur le téléphone.

Cette photo témoigne de l'ampleur et de la violence de l'incendie qui a éclaté dans un immeuble de 16 logements de Lebel-sur-Quévillon, durant la nuit de vendredi à samedi.
Photo : Gracieuseté
Les sinistrés ont tout perdu dans l'incendie. Il faut donc trouver des vêtements, des jouets et des articles scolaires pour les enfants, du mobilier, en plus de denrées non périssables pour nourrir les victimes de l'incendie.
Quelques-uns ont pu trouver des manteaux d’hiver, des tuques et des bottes. Mais tous n’ont pas cette chance Un monsieur s'est présenté à moi et il était en pantoufles, il n’avait même pas de souliers. On lui en a trouvé, raconte le maire Lafrenière.
Ce dernier sent un élan de mobilisation dans sa communauté. Les citoyens veulent aider, faire des dons et trouver des logements.
Un réseau de commerces est mis en place pour recevoir les dons de toutes sortes.
Pour les denrées non périssables, il faut aller au Maxi. Quand on parle des vêtements, des jouets et des sacs d’école, dirigez-vous à l’ancien local de la Banque de commerce du centre d’achats. Et pour les meubles, il faut passer par la Fondation Leblanc, indique Guy Lafrenière.
Les gens sont tellement gentils, ils prennent ça à coeur. Ça va déjà très bien à ce niveau-là.
Il est aussi possible de faire un don en argent via la plateforme gofundme. Une campagne de sociofinancement a été lancée dimanche pour venir en aide financièrement aux sinistrés.


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