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Par Antonin Broi
Publié le 29/09/2026 à 15h00

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le philosophe estime que l’IA transforme le chercheur en sciences humaines en « superviseur ». Un modèle qui le fragilise et qui pourrait n’être qu’une étape.
Antonin Broi est philsophe et chercheur en philosophie à l’université de Genève.
Depuis quatre ans, l’intelligence artificielle générative franchit, l’un après l’autre, des seuils de capacités que l’on imaginait hors d’atteinte. Elle réussit désormais mieux qu’un humain le test de Turing, cette épreuve où un juge doit deviner s’il discute avec un humain ou une machine, et elle écrit des poèmes que le grand public préfère à ceux de poètes reconnus. Inutile de préciser qu’elle sert également, à des millions d’utilisateurs, d’assistant à tout faire aux connaissances encyclopédiques. Le passage de ces seuils représente une leçon d’humilité.
Non seulement la machine parle, mais elle raisonne, et le monde académique a rapidement pris la mesure de ce que cela pouvait lui apporter. De nombreux chercheurs ont déjà adopté, à des degrés divers, les outils d’IA dans leurs pratiques, et les disciplines scientifiques ne sont pas les seules concernées. Le 10 août, un article de philosophie politique, pensé…


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