Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Année 2025 sur la scène autochtone : l’heure des comptes

5 month_ago 68

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

L'année qui s'achève aura été marquée par plusieurs anniversaires d'événements majeurs. Convention de la Baie-James, siège de Kanesatake (aussi appelé crise d'Oka), Commission de vérité et réconciliation : c'est donc l'occasion idéale de mesurer le chemin parcouru. Alors que l'essor économique des Autochtones se poursuit au Canada, de plus en plus de nations revendiquent leur autonomie et parfois même des territoires urbanisés occupés par des non-Autochtones. Ces dossiers permettent de mesurer la robustesse et le sérieux du processus de réconciliation en cours.


1- L'événement de l’année

Pahalicktun, chef de la Première Nation Lyackson, à gauche, Cindy Daniels, cheffe des tribus Cowichan, au centre, et le premier ministre David Eby.

Pahalicktun, chef de la Première Nation Lyackson, à gauche, Cindy Daniels, cheffe des tribus Cowichan, au centre, et le premier ministre David Eby signent un traité pour transférer progressivement 3,12 km2 de terres aux deux Nations.

Photo : Dean Stoltz/CHEK News

En août, un séisme juridique qui pourrait avoir des répercussions partout au pays a secoué la Colombie-Britannique. Dans un procès qui s'est étiré sur 11 ans, la Cour suprême de la province a tranché en faveur des Premières Nations Cowichan en reconnaissant leur titre ancestral sur un peu plus de 3,2 km2 de la ville de Richmond, une municipalité au sud de Vancouver.

La juge a précisé que la province a le devoir de négocier de bonne foi la réconciliation des titres des Autochtones et des droits de propriété accordés à des propriétaires privés. Les 150 propriétaires de résidences craignent le pire, même si les Autochtones assurent ne pas vouloir revendiquer leurs terrains et que deux titres de propriété peuvent coexister.

Le jugement résonne dans plusieurs autres communautés. Kahnawà:ke revendique par exemple 97 km2 sur la Rive-Sud de Montréal, une zone englobant au moins quatre municipalités. La communauté songe par ailleurs à instaurer un péage aux abords du pont Mercier.

En Outaouais, la communauté anishinabe de Kitigan Zibi a déposé une revendication territoriale devant la Cour supérieure qui couvre huit zones, dont les îles de la rivière des Outaouais, le parc de la Gatineau et des terres adjacentes dans la ville de Gatineau, la réserve faunique Papineau-Labelle et le réservoir Baskatong.

De leur côté, les Innus de Uashat mak Mani-utenam, sur la Côte-Nord, au Québec, veulent des droits sur la rivière Moisie et aimeraient déloger les Américains qui y détiennent une pourvoirie. Au Nouveau-Brunswick, les Wolastoqey, eux aussi, ne sont pas en reste.

En Colombie-Britannique, la province et le fédéral ont transféré à la Nation Snuneymuxw plus de 700 hectares cette année. Toujours sur la côte ouest, les Musqueam se rapprochent de l’autonomie gouvernementale. Les précurseurs en la matière sont les Nisga’a, qui fêtaient cette année 25 ans de souveraineté et de soustraction à la Loi sur les Indiens.


2- Des anniversaires qui en disent long

Quatre hommes se serrent la main.

Robert Bourassa, Billy Diamond ainsi deux autres représentants du gouvernement des nations crie et inuit ayant signé la Convention de la Baie-James. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Presse Canadienne

Malgré de nombreuses avancées, le chemin vers la réconciliation sera encore long, si l'on se fie aux nombreux bilans qui s'imposent cette année dans le cadre de divers anniversaires de dates historiques.

La Convention de la Baie-James et du Nord québécois : Signée il y a 50 ans, en 1975, l'entente entre le Canada, le Québec, les Cris et les Inuit a permis un essor économique et institutionnel pour ces nations grâce à la construction de barrages hydroélectriques. Souvent saluée, l'entente a cependant un héritage nuancé pour les peuples autochtones. Destruction du territoire, déplacements et longues batailles juridiques font aussi partie intégrante des cinq dernières décennies pour les bénéficiaires de la Convention. Qui plus est, d'autres nations laissées pour compte réclament aujourd’hui leur dû.

La Commission de vérité et réconciliation (CVR) : Dix ans après la publication du rapport final de cette commission qui a conclu que la mise en œuvre du système de pensionnats pour Autochtones constituait un génocide culturel, les progrès tangibles pour une véritable réconciliation sont minces.

Seuls 14 des 94 appels à l'action ont été mis en oeuvre et une trentaine sont dans le néant, au point où certains se demandent à quoi ressemble une vraie réconciliation. Il y a toujours urgence d’agir, selon Marie Wilson, une des trois commissaires de la CVR. Elle se félicite cette année de la création du Conseil national de la réconciliation, chargé de surveiller les progrès du gouvernement en la matière, mais...

Est-ce qu’on vit l’esprit de la réconciliation? Ça, ça commence par l’inclusion de représentants autochtones fiables dans les conversations nationales.

Le décès de Joyce Echaquan : Depuis la mort à l'hôpital de Joliette de cette mère atikamekw sous un déluge d'insultes racistes en 2020, des efforts ont été faits, notamment par les ordres professionnels et les universités, pour améliorer la sécurisation culturelle des patients autochtones. Mais les données manquent du côté des établissements de santé et l’attitude de Québec est toujours décriée, de même que l’absence de pérennité des budgets pour les programmes et les services.

Le siège de Kanesatake, ou la crise d’Oka : Trente-cinq ans après la longue confrontation tendue entre les Kanien’kehà:ka (Mohawks), les policiers et les Forces armées canadiennes, la communauté des Basses-Laurentides porte encore certaines séquelles. La crise et la mobilisation qu'elle a suscitée ont toutefois inspiré bien des nations partout au pays, explique une ancienne militante qui travaille aujourd’hui à la création d’un institut de guérison des traumatismes basé sur les liens des Mohawks à la terre.

La pandémie de COVID-19 : L'avènement de la crise sanitaire il y a cinq ans aura été un grand laboratoire pour l'autonomie (nouvelle fenêtre) des communautés du Québec, à qui le gouvernement a délégué plusieurs pouvoirs. Résultat : moins de décès et d'hospitalisations par rapport aux autres nations du Canada ou à la population générale.


3- Dossiers chauds

Des manifestantes avec des pancartes entre les mains le 5 novembre 2024.

Les relations entre la police et les Autochtones sont particulièrement tendues au Nunavik

Photo : Radio-Canada / Félix Lebel

Il est de ces sujets tellement épineux qu’ils reviennent encore et encore dans l’actualité. En voici un florilège.

Relations avec la police : L'année dernière, plus de 25 % des personnes tuées par la police étaient des Autochtones, alors qu’ils ne représentent qu'environ 5 % de la population canadienne. La police du Nunavik est particulièrement visée (16 morts et 11 blessés graves depuis 2017), mais les tensions sont aussi vives à Thunder Bay et à Toronto.

Femmes et filles disparues : Que ce soit le long de la route des larmes, en Colombie-Britannique, ou au Manitoba, où un site web lancé cette année recense les cas de 400 femmes autochtones disparues ou assassinées depuis 1950, des dizaines de dossiers restent non résolus. Pour tenter d’agir en amont et limiter les disparitions, le Manitoba pourrait être la première province à lancer l’alerte robe rouge, basée sur le même principe que l’alerte Amber.

Racisme systémique : Les Forces armées canadiennes se sont officiellement excusées envers les Autochtones et les minorités ethniques pour le racisme systémique vécu dans le cadre de leur service militaire. Constat similaire dans un rapport concernant des cas de moqueries, d’exclusion et d’injures racistes vécus par les enfants autochtones dans divers contextes sportifs.

Quand on se fait traiter de "sale Indien" ou qu'on nous dit d’aller brûler une charrette, ça fait très mal.

Dans plusieurs autres domaines, l’inertie semble persistante. Ainsi, des cas de stérilisations forcées récents sont encore rapportés, les Autochtones continuent d’être surreprésentés dans les cas d’isolement cellulaire, une trentaine de communautés n’ont toujours pas d’eau potable après plusieurs années et les difficultés d’accès aux soins de santé expliquent en partie pourquoi les membres des premiers peuples vivent presque 8 ans moins vieux que les autres Canadiens.

Identité autochtone et statut : Après la célèbre chanteuse Buffy Sainte-Marie, dont les origines autochtones ont été remises en question en 2023, c’est au tour de l’auteur de L’Indien malcommode, Thomas King, d’être sur le grill. Soulignons aussi la lutte contre de prétendus faux Abénakis du Vermont ou la poursuite en diffamation intentée par une dame s'identifiant comme métisse de l'est contre une artiste et militante atikamekw.

La question de la fraude à l’identité autochtone, souvent pour des motifs économiques, opportunistes ou judiciaires, est à ce point sensible que l’Ontario a établi des lignes directrices pour les employeurs.

Le statut d'Indien s'est également invité au Sénat avec le dépôt d'un projet de loi visant à corriger des inégalités basées sur le sexe dans la Loi sur les Indiens. Les sénateurs l'ont également amendé pour mettre fin à la règle d'exclusion de la deuxième génération qui retire le statut après deux générations où un parent est sans statut. L'initiative a été saluée par plusieurs, mais le gouvernement, lui, appelle à la prudence et veut prendre plus de temps pour savoir comment procéder pour éliminer la règle d'exclusion.

Protection de l’enfance : Depuis le refus de l’Assemblée des Premières Nations, en 2024, d'entériner une entente de 47,8 milliards $ avec le fédéral pour une réforme à long terme de la protection de l'enfance, Ottawa est réticent à reprendre les négociations et s'est fait rappeler à l’ordre par le Tribunal canadien des droits de la personne. Néanmoins, les indemnisations aux familles (23 milliards $) ont pu être entamées.

Par ailleurs, certaines nations se sont entendues pour développer leurs propres systèmes, afin d’éviter que les enfants soient placés en dehors des communautés. C’est le cas pour les Atikamekw d'Opitciwan et, dans une moindre mesure, au Nunavik. Ces communautés pourront s’inspirer du relatif échec de précurseurs dans ce domaine : celui des Peguis, au Manitoba.


4- Politique : souffler le chaud et le froid

Un homme faisant un discours.

Mark Carney a pris la parole devant les chefs de l'Assemblée des Premières Nations en décembre.

Photo : Radio-Canada / Shushan Bacon

Quatre ans après que le Canada a adopté la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), Ottawa traîne la patte, selon l’Assemblée des Premières Nations (APN). Celle-ci note des avancées dans la refonte de plusieurs lois, notamment en matière d’autonomie politique en économie et en santé, mais plusieurs dossiers stagnent, notamment en éducation et en matière de droits culturels, religieux et linguistiques.

La notion de consentement libre, préalable et éclairé – central à la DNUDPA – a aussi été au cœur de bien des événements sur la scène politique cette année. L'économie et les grands projets ont dominé les échanges entre Mark Carney et les peuples autochtones, et ces derniers ont été nombreux à dénoncer l'adoption rapide – et sans consultation de fond – du projet de loi C-5 sur les projets d'importance nationale au début de l'été.

Dans les semaines qui ont suivi, M. Carney a organisé une grande rencontre à Gatineau pour écouter leurs appréhensions. Le bilan de l'exercice s'est avéré mitigé. Ottawa a également institué un Conseil consultatif autochtone pour les grands projets.

Les frustrations quant à la volonté du fédéral de consulter réellement les communautés pour ces chantiers d'envergure ont été ravivées à la fin de l'année avec la conclusion d'un protocole d'entente avec l'Alberta pour la construction d'un oléoduc jusqu'aux côtes du Pacifique.

Des tuyaux servant à la construction du pipeline Trans Mountain à Edson, en Alberta, le 18 juin 2019.

Le protocole d'entente entre l'Alberta et le fédéral a été sévèrement dénoncé par de nombreuses Premières Nations.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Les chefs de l'Assemblée des Premières Nations ont adopté à l'unanimité en décembre une résolution demandant le retrait de ce protocole. Aucune communauté de Colombie-Britannique n'a été consultée dans l'élaboration de ce protocole, et même plusieurs de l'Alberta ont été écartées.

Le Canada accuse aussi du retard dans des domaines importants, selon un récent rapport de la vérificatrice générale. Sur les 34 dossiers prioritaires identifiés depuis 2015, et malgré une hausse des budgets de  84 % depuis 2019, les progrès sont insatisfaisants dans 18 dossiers, dont : les services d'urgence dans les communautés, l'accès aux soins de santé primaires et l'accès à l'eau potable.

Le premier budget de Mark Carney comprend par ailleurs 2,3 milliards pour améliorer l'accès à l'eau potable chez les Premières Nations.

Le gouvernement fédéral a également fait certains pas en matière de réconciliation cette année. Trois Autochtones ont accédé au Conseil des ministres (dont Mandy Gull-Masty). Le fédéral s'est aussi excusé pour le déplacement forcé d’Inuit du Nunavut et s'est entendu pour dédommager les survivants des hôpitaux pour Indiens (1,1 milliard $) et, pour la première fois, un premier ministre canadien a rendu hommage à Louis Riel.

Un groupe de personnes posant pour la photo.

Ghislain Picard, ancien chef de l'APNQL, entouré de tous ceux qui ont travaillé de près ou de loin durant sa vie politique. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Shushan Bacon

L'année a aussi été chargée du côté du Québec, d'abord avec l'arrivée de Francis Verreault-Paul à la tête de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) pour succéder à Ghislain Picard, qui a tiré sa révérence après 33 ans comme chef régional.

L'Assemblée nationale lui a d'ailleurs rendu hommage, mais le premier ministre François Legault a quitté le Salon rouge au moment de l'hommage. Les relations entre Québec et les Autochtones n'ont pas été difficiles que sur le plan symbolique en 2025.

En plus du dossier de la réforme du régime forestier – qui a ultimement été abandonnée –, le projet de constitution du gouvernement Legault suscite aussi la réprobation. Le dépôt d’un tel projet de loi, qui prétend redéfinir les fondements constitutionnels du Québec, constituerait un dangereux recul s’il est réfléchi sans tenir compte des droits ancestraux et issus de traités des Premières Nations, estime l’APNQL.

Dans le même état d'esprit, une délégation de l'Assemblée s’est rendue au siège de l’ONU à New Yorkainsi qu’à Genève pour interpeller le gouvernement provincial.

De gens posent devant un écran.

La délégation de l'APNQL a posé avec fierté devant son annonce affichée sur un écran de Times Square, à New York.

Photo : Gracieuseté de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Joel Sheakoski

Un manque de collaboration constaté aussi dans le rapport du Protecteur du citoyen dans le dossier des relations entre les services publics québécois et les Autochtones. Le rapport souligne des lacunes préoccupantes dans les mesures mises en place. Six ans et 142 recommandations après la commission Viens, la sécurisation culturelle dans les établissements de santé est, par exemple, sous-financée et on interdit encore aux jeunes Autochtones de parler leur langue entre eux dans certains centres de réadaptation.


5- La justice pour débloquer les dossiers

Leonard Peltier.

Leonard Peltier demeure combatif après avoir passé près d'un demi-siècle en prison. (Photo d'archives)

Photo : Associated Press / Mark Vancleave

Les cours de justice sont les endroits où les Autochtones font traditionnellement le plus d’avancées.

Ottawa est ainsi sur la sellette dans plusieurs dossiers, dont celui d’expériences médicales non consenties sur des Inuit du Nunavut et celui sur le non-respect de certains traités ancestraux en Saskatchewan. Le fédéral est même allé en cour contre une grand-mère oneida pour justifier le refus de lui octroyer des fonds en vertu du Principe de Jordan. La Cour fédérale puis la Cour d'appel fédérale ont tour à tour rejeté la requête du Canada, jugeant qu'elle était déraisonnable et qu'elle risquait de restreindre le Principe de Jordan. Ce dernier vise à garantir un accès immédiat aux ressources en santé et aux services sociaux dont les enfants des Premières Nations ont besoin, peu importe les conflits juridictionnels.

Ailleurs au pays, les tribunaux ont été saisis pour faire reconnaître le droit des Autochtones dans la gestion du caribou (Territoires du Nord-Ouest), dans des restrictions de chasse à l’orignal (Manitoba), pour éviter la prison à des militants opposés à un gazoduc (Colombie-Britannique) et même pour forcer Québec à rénover les 87 km de la seule route, en terre battue, menant à la communauté de Manawan.

Le cas de la Première Nation Kebaowek a aussi retenu beaucoup d'attention. Il oppose la communauté anishinabe et les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), qui veulent construire un nouveau site d'enfouissement de déchets nucléaires non loin de la rivière des Outaouais. La Cour fédérale avait statué que la Nation Kebaowek n’avait pas suffisamment été consultée avant l’approbation du choix du site, mais les LNC ont porté la cause devant la Cour d'appel fédérale. Le litige sera donc un test de l’obligation d’Ottawa de consulter les peuples autochtones.

Une autre victoire à la fois juridique et politique, au sud de la frontière cette fois : après 50 ans derrière les barreaux, pour son implication présumée dans le décès de deux membres du FBI, l’ancien membre de l'American Indian Movement Leonard Peltier a vu sa peine de prison à vie commuée en détention à domicile par Joe Biden. Il avait toujours nié les faits.


6- Bonnes nouvelles sur plusieurs fronts

Une cheffe autochtone se penche devant des caisses de bois contenant les artefacts  sous la neige.

La cheffe nationale de l'Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak, se recueille devant les artefacts autochtones de retour en terre canadienne.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

L’année 2025 aura été porteuse de plusieurs nouvelles encourageantes. Après des années de démarches, le Vatican a finalement retourné une soixantaine d’artefacts autochtones qui reprendront bientôt le chemin de leurs communautés respectives.

Qui plus est, à la prochaine rentrée scolaire, les élèves du Québec devront obligatoirement étudier, pour la première fois, des œuvres d’auteurs autochtones. Au cinéma, Sugarcane, qui traite des pensionnats, a été nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur documentaire.

Cette année, on aura aussi finalement découvert que parmi les faussaires qui créaient et vendaient des œuvres faussement attribuées au peintre Norval Morrisseau se cacheraient des membres de sa propre famille. D'ailleurs, les derniers membres d'importants réseaux de fraude aujourd'hui démantelés ont été reconnus coupables ou ont reconnu leur culpabilité.

On a aussi (re)découvert l’importance de Mary Two Axe Earley et son travail en faveur du droit des femmes autochtones grâce à l'annonce qu'il y aura une station à son nom sur la ligne bleue du métro de Montréal.

Et finalement, la réintroduction du bison dans le parc national de Banff ayant été fructueuse (16 animaux en 2017 à plus de 130 aujourd’hui), une première chasse cérémonielle a pu être organisée cette année. Dans le même ordre d'idées, les Mi’kmaq ont obtenu quant à eux la cogestion de sites de Parcs Canada dans les Maritimes.


7- Quand l'économie va...

Ils sont assis sur des divans.

Greg Rickford (au centre) et Rod Phillips (à droite) ont partagé leur perspective sur le financement de projets autochtones lors d’une session de la 8e Conférence de la FNMPC, à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Simon Filiatrault

L’autonomie des communautés autochtones passe notamment par leur indépendance économique. Et, dans ce dossier, les choses bougent.

Grâce à un accès facilité aux capitaux, des nations s’impliquent dans différents domaines, comme l’éolien sur la Côte-Nord, l’énergie solaire en Saskatchewan et des projets d’oléoducs. Même le gouvernement chinois leur déroule le tapis rouge.

On a aussi vu, cette année, des nations autochtones investir dans des projets portuaires, aussi bien du côté pacifique que du côté des Maritimes. Le secteur immobilier est lui aussi concerné. Ainsi, l’hôtel Hilton de Québec est passé aux mains de quatre nations autochtones, tandis que les Cris lorgnent l’édifice vacant de La Baie d’Hudson à Montréal.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway