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Alors que la saison estivale bat son plein, la province de la Saskatchewan déploie son programme Healthy Beaches ou Plages saines. Cette initiative offre aux vacanciers un moyen fiable et accessible de vérifier la qualité de l'eau des plages les plus fréquentées de la région avant de plonger.
Chaque été, les lacs de la Saskatchewan deviennent le point de ralliement des amateurs de plein air. Pour l’entraîneuse de triathlon Carly Priebe, ces plans d'eau sont indissociables de ses souvenirs de jeunesse. Aujourd'hui, elle y organise des stages de natation en eau libre, mais doit composer avec un défi de taille : la qualité de l’eau.
Les proliférations d'algues pouvant menacer la santé, l'entraîneuse adapte minutieusement son calendrier en privilégiant des événements tôt dans la saison ou dans des lacs plus froids et plus profonds. Quoi qu'il en soit, elle encourage toujours ses athlètes à accepter pleinement le côté aventure de l’expérience.
Les dangers invisibles : microcystines et E. coli
Le risque principal lié à la chaleur réside dans l'apparition de microcystines. Ces toxines naturelles puissantes sont générées par les cyanobactéries, plus connues sous le nom d’algues bleu-vert, qui prolifèrent lorsque l'eau douce se réchauffe. Très stables, ces molécules résistent à l’ébullition. Elles représentent un danger sanitaire majeur pour les humains et les animaux, que ce soit par ingestion d’eau contaminée ou par inhalation de gouttelettes.
Face à ces menaces, les autorités sanitaires veillent au grain. Le Dr Saqib Shahab, médecin hygiéniste en chef, explique que la province effectue des prélèvements réguliers : Le programme s’intéresse aux 47 plages les plus fréquentées et, au cours de l’été, il y effectue des prélèvements pour évaluer la clarté et détecter des indicateurs spécifiques, afin d’informer les personnes qui prévoient de se baigner.
Grâce à une carte interactive en ligne (nouvelle fenêtre), les citoyens suivent l’état des lieux en temps réel. Les derniers rapports font état de cinq plages positives à la bactérie E. coli et de deux autres présentant de fortes concentrations d'algues bleues.
Selon le Dr Shahab, les analyses ont lieu toutes les semaines ou deux semaines, mais leur fréquence augmente en cas de résultat défavorable. La situation pouvant fluctuer au jour le jour à cause des récentes pluies abondantes, les analyses se poursuivent toute la semaine pour permettre une mise à jour dès que la situation s'améliore.
Prévenir la dermatite du baigneur
Outre les bactéries, la dermatite du baigneur, familièrement appelée puce du canard , guette les nageurs. Le Dr Shahab indique que ces boutons qui démangent proviennent d’un ver plat parasitaire, surtout présent lorsque l'on patauge dans des eaux peu profondes et riches en végétation.
Pour s'en protéger, le médecin recommande une hygiène stricte. [Une bonne précaution consiste à] prendre une douche ou à se rincer à l’eau propre immédiatement après, puis à vraiment, vraiment bien se sécher, conseille-t-il.

Carly Priebe, entraîneuse de triathlon, encourage les nageurs à profiter des lacs de la Saskatchewan tout en restant informés de la qualité de l'eau.
Photo : Triathlon Saskatchewan
Malgré ces défis, la Saskatchewan reste une destination de choix. Carly Priebe adore initier les gens aux lacs de la région, même si la présence de plantes aquatiques peut déstabiliser au début. Ayant nagé à travers le globe — notamment à Budapest, à Pékin et en Nouvelle-Zélande —, l’entraîneuse relativise : Je dirais que nous avons des eaux parmi les plus saines, même si cela peut être difficile à concevoir.
Avec les informations de Randi LaRocque


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