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Le Franco-Albertain Alexi Dufour n’a jamais ressenti la pression de jouer au volleyball. Il a choisi de pratiquer ce sport, comme l’ont fait son père Yannick ainsi que ses frères Félix et Cédric.
Quand on est ensemble, on parle de volleyball, mais ce n’est pas une compétition. On se donne souvent plus des conseils ou on regarde des clips de choses qu'on a faites. On demande ensuite ce que les autres en ont pensé. Félix est un milieu, moi je suis un attaquant, Cédric est un libero, alors je peux savoir c'est quoi la perspective d'un libéro ou d'un milieu, affirme Alexi.
Alexi est le dernier joueur actif de la famille Dufour. Félix a terminé ses années d'admissibilité avec l’Université Laval alors que Cédric a dû mettre un terme à sa carrière collégiale en raison d’une blessure.

Alexi Dufour fait un service, sous une murale où il est immortalisé
Photo : Concordia University / Marek Bell / Railene Hooper
Depuis cinq ans, Alexi porte les couleurs du Thunder de l’Université Concordia d’Edmonton. C’est une petite institution scolaire qui compte environ 3 000 étudiants, dont 300 étudiants-athlètes.
C’est bien d’être dans une petite université, on a un support incroyable et on est beaucoup plus valorisé que dans certaines des grosses écoles, dit celui qui a d’abord obtenu un baccalauréat en économie politique et qui étudie maintenant en enseignement.
On a des thérapeutes qui sont disponibles en tout temps, on est très proche d’eux et ils sont toujours, ou presque, disponibles quand nous avons besoin d’eux.

Alexi Dufour
Photo : Concordia University / Railene Hooper
La saison dernière, Alexi n’a joué que sept rencontres en raison d’une blessure. Il a terminé au 19e rang de l’Association athlétique des collèges de l'Alberta (ACAC) en ce qui concerne le nombre d'attaques décisives par manche. Il avait aussi pris le 19e rang dans cette catégorie il y a deux ans.
Lors de la saison 2024-2025, on le retrouvait au 36e rang.
Je ne suis pas le plus grand, affirme l’athlète qui mesure 1m83, mais je sais sauter.
En plus d’exceller en attaque, Alexi affirme qu’il se débrouille très bien au bloc et qu’il est excellent pour les réceptions, ce qui lui permet de dicter un peu le rythme du jeu.
Celui qui en est à sa dernière d’admissibilité se démarque aussi par ses qualités de meneurs. Selon son entraîneur, Saul Rodriguez. Alexi est très intelligent et a une excellente compréhension du jeu.
Il joue même parfois le travail des entraîneurs, car il est sur le terrain et peut guider ses coéquipiers, affirme Saul Rodriguez.
Il n’hésite pas à s’exprimer tant auprès des entraîneurs que des autres joueurs. Si quelque chose doit être fait sur le terrain ou dans nos entraînements, il n’a pas peur de se faire entendre, ajoute l’entraîneur.
Série de défaites

Alexi dit qu'il s'illustre par ses attaques et ses réceptions sur le terrain.
Photo : Concordia University / Marek Bell / Railene Hooper
Alexi connaît du succès sur le terrain, mais on ne peut pas en dire autant de son équipe. Depuis sa dernière victoire le 3 février 2024, le Thunder a subi 56 revers. La saison dernière, l’équipe a été créditée de deux victoires en raison du forfait de l’équipe adverse.
On perd, mais on ne se fait pas massacrer. La plupart du temps, on est dans le match jusqu’à la toute fin, affirme Alexi Dufour.
On ne se présente jamais à une rencontre en se disant que nous allons perdre. On aime se voir comme les négligés et dans cette ligue, les choses peuvent changer rapidement, ajoute-t-il.
Il est optimiste en vue dans sa dernière saison au sein de l’Association athlétique des collèges de l’Alberta.
Cette année, on a huit recrues et deux joueurs qui viennent d’une autre équipe. On est maintenant 21 au lieu de 12 et ça donne des entraînements beaucoup plus intenses et dynamiques, affirme l’athlète d’Edmonton.
La saison dernière, tout le monde savait qu’il allait jouer, mais cette année, tous devront se battre pour avoir du temps de jeu et cela fera de nous une meilleure équipe, a-t-il aussi dit.
Celui qui fait présentement son dernier stage en enseignement à l’École Claudette-et-Denis-Tardif de Sherwood Park veut profiter de chaque moment cette saison, car il sait qu’une fois qu’elle sera terminée, il n’aura plus vraiment la chance de jouer.
Il entend toutefois partager sa passion en devenant entraîneur d’une équipe de volleyball au sein de l’école où il enseignera.


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