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Il avait construit son identité artistique sur le refus d’être enfermé dans un genre. Ce survivant du bombardement atomique de Nagasaki s’est éteint le 20 juin à 91 ans.
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Akihiro Miwa à Tokyo, le 1ᵉʳ septembre 1991. Célébrité queer au Japon, à la beauté hiératique et aux talents multiples (comédien, chanteur, acteur, vedette de plateau de télévision…), Akihiro Miwa fut une grande figure, extravagante et fantasque, de la bohème de Tokyo de la fin des années 1950 jusqu’à la première décennie du XXIe siècle. Resté jusqu’à ces dernières années une vedette des talk-shows à la télévision, il s’est éteint, samedi 20 juin à l’âge de 91 ans. Ses funérailles ont eu lieu dans l’intimité et son décès n’a été annoncé que lundi 29 juin en une des principaux quotidiens japonais.
Lire la critique (en 1987) : Article réservé à nos abonnés Le Japon de Bobigny Akihiro Miwa, le cercle de beauté
Né le 15 mai 1935 à Nagasaki et ayant survécu au bombardement atomique de la ville en août 1945, Akihiro Miwa, né Akihiro Maruyama, déclara son homosexualité dès son adolescence. A la suite du suicide de l’un de ses amis persécuté par des condisciples au lycée, le futur artiste, qui avait lu une annonce d’un bar à Tokyo où l’on recrutait de « beaux garçons », décida de quitter Nagasaki pour la capitale. C’est dans ce bar qu’il devait rencontrer l’écrivain Yukio Mishima (1925-1970), qui joua un grand rôle dans sa vie et dans sa carrière.
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